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  <title>Le blog de revolution</title>
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  <description>Poursuivre et renforcer notre combat jusqu'à la victoire finale contre le capitalisme, &quot;ce destructeur de chair, de sang, de muscles et de cerveaux&quot; (K. Marx)</description>
  <language>fr</language>
  <pubDate>Fri, 18 Sep 2009 00:36:12 +0200</pubDate>
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    <title>Nouveau leurre</title>
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    <pubDate>Thu, 30 Jul 2009 19:16:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>MARCOTXO</dc:creator>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://revolution.gauchepopulaire.fr/public/revolution.gauchepopulaire.fr/./.TVA_5_5_m.jpg&quot; alt=&quot;TVA_5_5.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Occupation Nationalisation</title>
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    <pubDate>Wed, 17 Jun 2009 10:25:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>MARCOTXO</dc:creator>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://revolution.gauchepopulaire.fr/public/revolution.gauchepopulaire.fr/./.OCCUPATION-retouch__m.jpg&quot; alt=&quot;OCCUPATION-retouch_.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Un million de chômeurs de plus annoncé en 2009</title>
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    <pubDate>Mon, 15 Jun 2009 00:40:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>MARCOTXO</dc:creator>
            
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://revolution.gauchepopulaire.fr/public/revolution.gauchepopulaire.fr/1600637377-44241.gif&quot; alt=&quot;1600637377-44241.gif&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L'économie française ne crée pas d'emplois, mais n'en détruit pas non plus lorsqu'elle affiche 1 % de croissance annuelle du PIB», estime l'ex-directeur général du régime d'assurance chômage, Jean-Pierre Revoil. A partir de là, «c'est simple». A zéro de point de croissance, on détruit 200 000 emplois, et de même à chaque point de croissance en moins, selon ce statisticien. Un PIB en recul de -3,5 % équivaut donc à 900 000 emplois détruits.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Alors que le gouvernement estime désormais que la chute du PIB devrait se situer «autour de 3,0 %» sur l'ensemble de 2009, M. Revoil table sur -3,4 %.
«Comme actuellement la courbe démographique est plate - les départs en retraite égalent aux entrées sur le marché du travail -, toute perte d'emploi équivaut à de la croissance du chômage à l'état pur. Je suis donc en train de vous annoncer qu'on aura 900 000 chômeurs de plus cette année, et qu'on risque d'atteindre le million», a exposé M. Revoil.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;«Je ne veux pas noircir le tableau, mais on n'a jamais vu une telle rapidité de croissance du chômage depuis l'après-guerre et peut-être la crise de 1929», a-t-il ajouté. Ancien chef du service statistique de l'Unedic, M. Revoil a été à la direction générale de 1992 à 2007. La corrélation entre croissance et emploi fonctionne dans les deux sens, c'est-à-dire qu'un point de croissance en plus de 1 % crée 200 000 emplois.
Mais «même si on peut penser que l'économie ira mieux en 2010, cela ne suffira pas à créer des emplois&amp;nbsp;: il y aura seulement moins de perte d'emplois», prévient M. Revoil.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Au premier trimestre 2009, autant d'emplois salariés que sur toute l'année 2008 ont été détruits. Avec une perte nette de 138 000 emplois (-0,9 % en un trimestre, -2 % sur un an), selon des données provisoires du ministère de l'Emploi. Comme depuis le début de la crise, les destructions d'emploi sont en grande partie imputables à l'intérim (-77 800 au 1er trimestre à 438 900 postes) et à l'industrie (-44 900 à 3,562 millions).
En un an, le nombre de travailleurs temporaires a fondu de 33,8 % (-224 200 postes), précise le département statistiques et recherche du ministère (Dares). Le secteur des services, premier gisement d'emplois en France, enregistre au total une destruction nette de 93 900 emplois salariés au 1er trimestre à 10,702 millions de postes.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;(source AFP)&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Européennes : rejet de l’UE et faillite du réformisme : Déclaration de La Riposte</title>
    <link>http://revolution.gauchepopulaire.fr/index.php/post/2009/06/09/Europeennes-%3A-rejet-de-lUE-et-faillite-du-reformisme-%3A-Declaration-de-La-Riposte</link>
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    <pubDate>Tue, 09 Jun 2009 10:47:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>MARCOTXO</dc:creator>
            
    <description>&lt;p&gt;«&amp;nbsp;Ne serait-il pas
plus simple alors pour le gouvernement
de dissoudre le peuple
et d’en élire un autre&amp;nbsp;? »&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Bertold Brecht&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L’élément le plus significatif du résultat des élections européennes est le niveau de l’abstention, qui a battu un nouveau record (59,5%). Pour l’expliquer, les journalistes et la plupart des politiciens ont une théorie assez simple&amp;nbsp;: trop de gens, décidément, ne comprennent rien à l’Europe ou, au mieux, ne s’y intéressent pas. Ainsi, l’affaire se ramènerait aux tares intellectuelles des masses, qui seraient notamment frappées d’étroitesse nationaliste.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;En réalité, les travailleurs ont quelques idées solides et douloureusement acquises, au sujet de l’Union Européenne. Ils sont nombreux à comprendre que depuis des décennies, la «&amp;nbsp;construction européenne&amp;nbsp;» a servi de prétexte à toutes les régressions sociales. C’est vrai en France comme dans les autres pays de l’UE. Ils ont entendu des centaines de beaux discours promettant la prospérité et le plein emploi, grâce à l’Union Européenne – à condition, dans l’immédiat, de se serrer un peu plus la ceinture (le paradis viendra juste après). Mais «&amp;nbsp;l’immédiat&amp;nbsp;» s’est avéré interminable. Et pendant ce temps, la société a continué de reculer, la misère de s’accroître et les capitalistes de s’enrichir. La pilule ne passe plus. L’abstention massive est d’abord l’expression d’une défiance parfaitement fondée de larges couches de la population à l’égard de la politique réactionnaire de l’UE.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Au lieu de bénéficier de cette défiance, le PS a subi un sérieux revers. Pourquoi&amp;nbsp;? Parce que ses dirigeants n’offrent aucune alternative crédible à la politique de la droite.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sur 535 séances du Parlement européen, les groupes PPE (droite) et PSE (socialiste) ont voté 525 fois de la même manière !&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dans la campagne électorale, au lieu de défendre un programme de rupture avec le capitalisme européen, les dirigeants du PS ont une fois de plus réchauffé l’idée archi-éculée d’une «&amp;nbsp;Europe sociale&amp;nbsp;» – et «&amp;nbsp;écologique », «&amp;nbsp;féministe », «&amp;nbsp;solidaire », «&amp;nbsp;pacifique », tout ce que vous voudrez… sur la base du capitalisme&amp;nbsp;! Bien des travailleurs haussent les épaules et pensent&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;lorsque ces gens étaient au pouvoir, ici, ils n’ont pas été capables de faire un début de &quot;France sociale&quot;. Et ils prétendent faire mieux à l’échelle de toute l’Europe&amp;nbsp;? C’est du baratin ». L’abstention n’est peut-être pas la bonne conclusion politique, mais il y a dans ce raisonnement le verdict d’une expérience tangible.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Avec un peu plus de 6% des voix, les listes du «&amp;nbsp;Front de gauche », soutenues par le PCF, améliorent très légèrement le score du PCF en 2004 (5,9%). Ce résultat a été accueilli avec soulagement par de nombreux militants communistes, qui craignaient un nouveau recul du parti. Ceci dit, ce score est très inférieur au potentiel électoral du PCF, en particulier dans le contexte économique et social actuel. Des millions de jeunes et de salariés cherchent une alternative au capitalisme en crise. Pour répondre à ces aspirations, le PCF doit abandonner le réformisme «&amp;nbsp;anti-libéral&amp;nbsp;» et apparaître clairement comme le parti de la rupture révolutionnaire avec l’ordre établi, le parti qui lutte pour le renversement du capitalisme et son remplacement par une société socialiste. Sur la base d’un programme et d’idées réellement communistes, le PCF gagnera le soutien de larges couches de la jeunesse et de la classe ouvrière.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Toute élection offre une image statique et déformée de la dynamique politique à l’œuvre, dans la société. L’abstention massive renforce nettement ce phénomène. Des millions de travailleurs, de chômeurs et de retraités ne sont pas allés voter&amp;nbsp;: cela devait nécessairement profiter à l’UMP – ainsi qu’aux Verts, qui recueillent beaucoup de voix dans les classes moyennes.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Mais dans une telle équation politique, on ne peut réduire plus de la moitié de l’électorat à zéro&amp;nbsp;! Compte tenu de l’abstention, le score de l’UMP (28%) représente environ 13% des suffrages exprimés lors des présidentielles de 2007. Ce score ne contredit donc en rien l’inéluctable érosion du gouvernement Sarkozy et la colère qui monte, dans le pays, contre sa politique réactionnaire. Encore une fois, le résultat de ces élections reflète d’abord le rejet croissant de l’Union Européenne, dans la masse de la population.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Face à la crise du capitalisme, le nouveau Parlement européen sera totalement impuissant. Il sera tout aussi impuissant face à la crise de l’UE elle-même. L’UE n’est rien d’autre qu’une coalition de puissances impérialistes rivales. A présent que la campagne électorale est terminée, les discours émus sur «&amp;nbsp;l’unité de l’Europe&amp;nbsp;» laisseront place à toute une série de sérieux conflits entre les grandes puissances européennes, France et Allemagne en tête. Chacun cherchera à se tirer de la crise au détriment du voisin. Quant aux députés européens, personne ne songera à leur demander leur avis&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Partout, en Europe, les travailleurs reprennent le chemin de la lutte. Des grandes grèves et de puissants mouvements de la jeunesse ont éclaté dans un pays après l’autre. Loin des salons et bureaux de Bruxelles, dans les profondeurs de la classe ouvrière européenne, un processus de fermentation révolutionnaire est en cours. Tôt ou tard, il fera surface à une échelle massive.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La Riposte
Publication&amp;nbsp;: lundi 8 juin 2009&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>Communiqué de presse – Le 7 juin, voter pour les listes du PCF !</title>
    <link>http://revolution.gauchepopulaire.fr/index.php/post/2009/06/06/Communique-de-presse-Le-7-juin-voter-pour-les-listes-du-PCF</link>
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    <pubDate>Sat, 06 Jun 2009 17:45:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>MARCOTXO</dc:creator>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://revolution.gauchepopulaire.fr/public/revolution.gauchepopulaire.fr/arton1224.jpg&quot; alt=&quot;arton1224.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Lors des élections européennes du 7 juin, La Riposte appelle ses militants, sympathisants et lecteurs à voter pour les listes soutenues par le Parti Communiste Français – les listes du «&amp;nbsp;Front de gauche ». Pour des millions des jeunes et de travailleurs, ces élections sont l’occasion de marquer leur hostilité à l’égard de la politique réactionnaire de Sarkozy et de son gouvernement.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La Riposte soutient nombre des propositions qu’avance le PCF pour résister à l’offensive de la droite et protéger les conditions de vie de la masse de la population. Cependant, nous répétons ici ce que nous avons toujours dit&amp;nbsp;: il ne sera pas possible d’en finir avec la misère, le chômage et la régression sociale tant que l’économie restera sous le contrôle d’une poignée de grands capitalistes qui s’enrichissent sur notre dos – et, au passage, détruisent l’économie du pays. Il ne peut y avoir «&amp;nbsp;d’Europe sociale&amp;nbsp;» (pas plus que de «&amp;nbsp;France sociale ») tant que les banques, l’industrie, la grande distribution et le secteur agro-alimentaire ne seront pas arrachés au secteur privé, nationalisés et placés sous le contrôle démocratique des salariés, dans le cadre d’une planification rationnelle et harmonieuse des ressources productives. C’est la satisfaction des besoins du plus grand nombre qui doit être le moteur de l’économie, et non plus la course au profit de quelques-uns. Cet objectif – le socialisme – doit retrouver une place centrale dans le programme et l’activité du PCF.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La droite et la classe dirigeante, qui contrôlent les grands médias, ont pratiquement passé sous silence la campagne électorale du PCF. Ce n’est pas innocent. Ils savent que dans le contexte actuel, celui d’une crise profonde de leur système, le PCF peut devenir un point de ralliement pour des millions de salariés, de jeunes et de chômeurs qui cherchent une alternative au capitalisme. Ce qu’ils redoutent, nous le souhaitons. Aussi, nous appelons nos sympathisants et lecteurs à rejoindre le PCF, de façon à renforcer la lutte contre le capitalisme et pour la transformation socialiste de la société.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La Riposte
Publication&amp;nbsp;: lundi 1er juin 2009&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Bayrou le faux-cul</title>
    <link>http://revolution.gauchepopulaire.fr/index.php/post/2009/05/25/Bayrou-le-faux-cul</link>
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    <pubDate>Mon, 25 May 2009 15:50:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>MARCOTXO</dc:creator>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://revolution.gauchepopulaire.fr/public/revolution.gauchepopulaire.fr/./.Bayrou_Europ_ennes_m.jpg&quot; alt=&quot;Bayrou le faux-cul&quot; /&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Vous avez dit piratage ?</title>
    <link>http://revolution.gauchepopulaire.fr/index.php/post/2009/05/03/Vous-avez-dit-piratage</link>
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    <pubDate>Sun, 03 May 2009 01:24:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>MARCOTXO</dc:creator>
            
    <description>    &lt;p&gt;L’UMP devra payer 30.000 euros pour avoir piraté MGMT.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L’UMP est parvenu à un accord à l’amiable avec le groupe MGMT pour l’utilisation sans autorisation de son tube «&amp;nbsp;Kids&amp;nbsp;» lors de deux meetings. Le parti de la majorité a accepté de payer 30.000 euros de compensation pour l’utilisation d’une chanson du groupe rock MGMT sans son accord lors de meetings politiques, a révélé mardi 28 avril France Info. “La somme sera bloquée sur un compte CARPA, la caisse des règlements pécuniaires des avocats, en attendant que le groupe de rock indépendant choisisse lui-même, c’était son souhait, un organisme de protection du droit moral, syndicat ou association, pour en bénéficier”, a indiqué la radio.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ce règlement à l’amiable s’opère après l’assignation en justice du parti politique par l’avocate du groupe pour diffusion &quot;sans autorisation écrite préalable des auteurs&quot; de la chanson &quot;Kids&quot;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Lors de la nomination de Xavier Bertrand au poste de secrétaire général de l’UMP, le 25 janvier à Avrillé (Maine-et-Loire), l’ancien ministre avait été intronisé au son de la chanson &quot;Kids&quot; du groupe américain et la vidéo avait été mise en ligne sur divers sites de partage.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;L’avocate du groupe qui avait demandé réparation pour l’utilisation du morceau par le parti politique français pendant deux meetings ainsi que sur le web, s’était vu proposer par l’agence de communication de l’UMP  le versement d’un euro symbolique en compensation. Une offre qu’elle avait jugée &quot;méprisante&quot;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il remue toujours la queue, le chienchien Lefèvre&amp;nbsp;? On ne l’a pas beaucoup entendu sur ce coup là.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>La voix de leur maître</title>
    <link>http://revolution.gauchepopulaire.fr/index.php/post/2009/02/12/La-voix-de-leur-maitre</link>
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    <pubDate>Thu, 12 Feb 2009 22:37:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>MARCOTXO</dc:creator>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://revolution.gauchepopulaire.fr/public/revolution.gauchepopulaire.fr/Journalistes_Sarkozy_show.jpg&quot; alt=&quot;Journalistes_Sarkozy_show.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Jeudi 5 février : Le valet du MEDEF à la télé</title>
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    <pubDate>Sat, 07 Feb 2009 17:30:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>MARCOTXO</dc:creator>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://revolution.gauchepopulaire.fr/public/revolution.gauchepopulaire.fr/./.Taxe_professionnelle_m.jpg&quot; alt=&quot;Taxe_professionnelle.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>Vidéo clip du titre &quot;J'écris ton nom UMP&quot;</title>
    <link>http://revolution.gauchepopulaire.fr/index.php/post/2009/02/07/Video-clip-du-titre-Jecris-ton-nom-UMP</link>
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    <pubDate>Sat, 07 Feb 2009 01:28:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>MARCOTXO</dc:creator>
            
    <description>    &lt;p&gt;Par les colporteurs.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;http://www.dailymotion.com/video/x6bld8_jecris-ton-nom-ump&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>L'ONU défenseur de la paix</title>
    <link>http://revolution.gauchepopulaire.fr/index.php/post/2009/02/06/LONU-defenseur-de-la-paix</link>
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    <pubDate>Fri, 06 Feb 2009 19:36:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>MARCOTXO</dc:creator>
            
    <description>    &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://revolution.gauchepopulaire.fr/public/revolution.gauchepopulaire.fr/./.ONU_m.jpg&quot; alt=&quot;ONU.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Israël, l'armée du crime</title>
    <link>http://revolution.gauchepopulaire.fr/index.php/post/2009/01/30/Israel-larmee-du-crime</link>
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    <pubDate>Fri, 30 Jan 2009 17:32:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>MARCOTXO</dc:creator>
            
    <description>&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://revolution.gauchepopulaire.fr/public/revolution.gauchepopulaire.fr/Bise_criminels_de_guerre.jpg&quot; alt=&quot;Bise_criminels_de_guerre.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Article envoyé spécial journal l'Humanité Lundi 26 janvier 2009, non publié par les médias à la solde des assassins.&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;(texte intégral)&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;A l'est de Jabaliva, un grand hameau qui s'appelle Ezbet Abed Rabbo. Peut-être faudrait-il plutôt écrire &quot;s'appelait&quot;. On est à quelques kilomètres de la frontière avec Israël. On peut d'ailleurs distinguer la ville de Nahal Ox, en contrebas. Au début de l'offensive terrestre, les chars Israéliens ont déboulé. Il ne reste plus que des amas de béton de part et d'autre de la petite route. Et de la souffrance dans le coeur des habitants. C'est à peine inimaginable. C'est un tsunami humain, a dit quelqu'un. Le mot est juste. Mais parce-qu'il est humain, il est volontaire. Le pouvoir Israélien, via son bras armé, a sciemment c'est à dire politiquement décidé de détruire et de tuer les Palestiniens. Il ne s'agit plus de bavures, ni d'effets collatéraux, ni de situation de guerre&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Lorsque le jour commence à tomber, le décor est encore plus impressionnant. A la lueur des braseros que les Palestiniens allument pour s'éclairer et se chauffer, on distingue des formes brutes, agressives. Des cubes renversés et aplatis. De la terre remuée, rendue meuble pour exiler toute nouvelle construction. La carcasse d'une ambulance, visiblement écrasée, raconte toute seule le mépris de la vie et des conventions internationales. Le vent qui souffle fait grelotter. Le froid n'explique pas tout. On se sent soudain seul, écrasé par ce qui vient d'arriver, désarmé devant ces familles décimées, anéanties. La barbarie est de retour. A moins qu'il ne faille avoir une lecture biblique&amp;nbsp;: &quot;Il (Dieu) détruisit ces villes, toute la plaine et tous les habitants des villes, et les plantes de la terre&quot; (Genèse chapitre XIX verset 25).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&quot;Il a tiré sur ma petite fille !&quot;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En mars dernier, lors d'une énième incursion dans la bande de Gaza, l'armée Israélienne avait fouillé les maisons puis avait continué son chemin, vers Jabaliva. La famille Abed Rabbo (d'où le nom du lieu) occupait l'ensemble des petits immeubles qui se trouvaient là. Quand l'offensive a commencé, les Abed Rabbo étaient sur leurs gardes mais pas plus inquiets que ça. Ce qui peut sembler étrange pour qui ne vit pas le quotidien de ces Palestiniens, soumis au bon vouloir des Israéliens. En mars dernier, par exemple, ils avaient fait une incursion dans la bande de Gaza en passant par le hameau. Ils s'étaient contentés d'une fouille des habitations et avaient passé leur chemin. &quot;C'est pourquoi tout le monde pensait que ça allait être la même chose cette fois-ci&quot;, explique Khaled, trente ans. Lui se trouvait avec sa famille au rez-de-chaussée d'un immeuble dans lequel vivaient 27 personnes. Le 7 janvier, en milieu de matinée, les Israéliens sont arrivés. Ils ont installé un poste militaire. Les chars se sont mis en position derrière des buttes de sable alors que par haut-parleurs ils intimaient l'ordre aux gens de sortir.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&quot;Comme nous habitions au rez-de-chaussée, nous sommes sortis les premiers, raconte Khaled, la voix tremblante. J'étais avec ma femme, nos trois filles et ma mère. J'avais un drapeau blanc. Sur le char, il y avait deux soldats, l'un mangeait des chips, l'autre du chocolat. On est restés comme ça pendant plus de cinq minutes, alignés. Personne ne nous disait rien. On ne savait pas quoi faire. Soudain, un soldat est sorti du char. Il était roux et portait les papillotes des religieux. Il a tiré sur ma petite fille de deux ans, Amal. Ses intestins sont sortis de son ventre. Puis il a visé en rafale celle de sept ans, Sohad. Ma femme s'est évanouie. Il a tiré sur ma mère&quot; Summum du vice chez ce soldat, il n'a pas tué Khaled.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Une ambulance se trouvait à proximité. &quot;Ils ont fait descendre le chauffeur, puis ont écrasé le véhicule avec un char&quot;, soutient Khaled Abed Rabbo. Les deux petites filles, Amal et Sohad, sont mortes. La troisième est grièvement blessée. Avec son frère et sa femme, Khaled les emmène, ainsi que la mère. Ils prennent la route, non sans essuyer les tirs de snipers embusqués dans les maisons qui jouaient à leur faire peur en tirant à côté.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&quot;Au rond-point, un homme a voulu nous aider avec sa carriole. Il s'appelait Hadnan Mekbel. Les Israéliens l'ont tué ainsi que son cheval.&quot; Khaled sort son portable et montre ses filles dans un linceul. La troisième est dans un hopital en Belgique. Elle est tétraplégique. Sa femme est dans un état de choc psychologique permanent. Khaled ne veut pas oublier. Il revient tous les jours devant sa maison détruite. &quot;C'est toute ma vie, mes souvenirs. Je vois mes enfants jouer autour de moi, dit-il. C'était la maison du bonheur&quot;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Une maison disparue, brisée par la dynamite Israélienne, comme le raconte son voisin; Mohamed Abed Rabbo, membre de la famille qui, lui aussi, a perdu son habitation en face de celle de Khaled, de l'autre côté de la route. &quot;Les Israéliens ont voulu nous faire évacuer, raconte-t-il. J'ai tenté de parlementer pour rester, mais ils n'ont pas voulu. Il m'ont même dit qu'ils avaient ordre de faire sauter la maison&quot; Les soldats ne les ont même pas laissés prendre des affaires. &quot;Ils nous ont dit&amp;nbsp;: Vous partez vers Jabaliva. Si quelque chose tombe, vous ne le ramassez même pas. Vous ne vous retournez même pas&quot;  Encore une réminiscence de la Genèse et de la femme de Loth transformée en statue de sel parce-qu'elle s'était retournée. Quand ils sont arrivés à l'intersection de la route, ils ont entendu une explosion. Leur maison n'était plus qu'un souvenir.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Khaled ne comprend plus rien. &quot;Qu'est-ce que j'ai fait pour mériter un tel sort, demande-t-il. Les Israéliens ont détruit toute ma vie&quot;. Pourtant, il ne réclame pas vengeance, il n'en appelle pas à la loi du talion. &quot;Je veux que le monde entier juge cet acte, pas moi, assure-t-il. Je demande la paix pour tout le monde. J'espère que mes enfants seront les derniers morts. Nous sommes un peuple qui aime la vie&quot;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Son fils et son mari décapités&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Salah Abou Ahma, quarante-cinq ans, aimait aussi la vie. Jusqu'à ce jour terrible où des obus de char se sont abattus sur sa maison à Bet La-hiya. Allongée sur son lit à l'hôpital Shifa de Gaza City, elle se souvient de l'apocalypse, de son mari et de son fils de quatorze ans décapités, du phosphore blanc qui tombait en billes de feu et qui l'a touchée elle aussi comme nous avons pu le constater. &quot;J'ai vu le corps de mon mari et ceux de mes trois enfants s'enflammer, dit-elle. Il y avait de la fumée partout. L'odeur était terrible. On suffoquait&quot;. Elle se souvient aussi de son fils Ali, cinq ans, le visage brûlé, qui tentait de s'échapper. &quot;J'ai essayé de m'enfuir avec ma fille de un an qui criait maman, maman. Mes vêtements ont commencé à brûler&quot;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&quot;Un autre de ses fils, Mahmoud, vingt-huit ans, a tenté de leur venir en aide. Il a sorti les corps morts, les a placés dans une carriole. Ils sont partis pour tenter de fuir l'enfer. &quot;Les Israéliens nous ont arrêtés. Ils ont pris les corps, ont creusé un grand trou et les ont jetés dedans. Puis, avec un bulldozer, ils les ont recouverts&quot;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Un autre fils, Omar, dix-huit ans, portait sa petite soeur dans ses bras. &quot;Elle était morte, mais il ne le voyait pas. Les Israéliens ont voulu qu'il la laisse, alors ils lui ont tiré dans le bras&quot; C'est ensuite le conducteur du tracteur qui les emmenait qui a été abattu par une autre patrouille Israélienne. &quot;Je veux les voir brûler car ils ont brûlé mon coeur, lance Sa-Jah Abdou Alima à l'ncontre des Israéliens. Mes enfants n'étaient pas des combattants, mon mari non plus. Ma maison n'existe plus. Ils ont tout détruit&quot;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il était 6 heures du matin dans le quartier de Ta Al Hawa, de Gaza City. L'offensive militaire était lancée. Les habitants entendent les chars Israéliens s'approcher, comme tout le monde. Tamer Al Khalede, vingt-sept ans, ne dort pas. Il tente de se faire une idée de la situation en écoutant attentivement ce qui se passe dans la rue. &quot;On a entendu crier&amp;nbsp;: Ne me tuez pas&amp;nbsp;! Il y a eu des tirs et puis plus rien&quot; Le jeune homme n'en saura pas plus. Quelques minutes après, les soldats entrent dans l'immeuble. &quot;Ils sont venus avec un voisin qui parlait hébreu pour nous dire de descendre dans la rue, précise Tamer. Les hommes ont du donner leur carte d'identité. Ils nous ont ensuite mis totalement nus devant les femmes et les enfants. Ils avaient des chiens qui sont venus nous renifler&quot; Ils ont ensuite été enfermés dans une pièce pendant 24 heures.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&quot;Les Israéliens étaient cachés dans les immeubles et ils tiraient dans la rue. Les ambulances ne pouvaient même pas approcher&quot; C'est Abou Amir qui accompagnait les soldats, puisqu'il parlait hébreu, dans chaque appartement. &quot;Ils cherchaient s'il y avait encore du monde et en profitaient pour détruire les appareils ménagers, voler les téléphones portables, les ordinateurs, l'argent qu'ils trouvaient, et même les bijoux des femmes&quot;.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Israël peut-il échapper à la justice internationale ?&lt;/strong&gt; Plus les témoignages se multiplient, plus les crimes de guerre apparaissent monstrueux. Bernard Henri Lévy, bien calé dans le char Israélien qui le transportait, n'a sans doute rien vu. La fenêtre de tir derrière laquelle il se trouvait était trop petite. Un des porte-parole franco-israéliens de l'armée Israélienne, le colonel Olivier Ra-Fowitz, qui se répandait complaisamment sur les plateaux de télévision Français, va-t-il poursuivre ses activités en toute impunité&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour la première fois, les autorités Israéliennes semblent s'inquiéter des suites possibles. Des directives ont été données à des officiers de haut rang pour qu'ils évitent de voyager en Europe où ils pourraient être inculpés. Quant au premier ministre Ehoud Olmert, qui a osé prétendre qu'il pleurait lorsqu'il voyait des enfants morts, il a donné le signal&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&quot;Les commandants et les soldats envoyés à Gaza doivent savoir qu'ils seront totalement protégés face à tous les tribunaux et qu'Israël les aidera&quot;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Khaled Abed Rabbo, Salah Abou Alima et Tamer Al Khalede, eux, ne veulent que la justice mais que toute la justice&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'ETAT D'ISRAEL DOIT ETRE INCULPE DE CRIMES DE GUERRE&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;Merci de répercuter ces témoignages.&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>Sur les nationalisations : maîtrise économique et politique</title>
    <link>http://revolution.gauchepopulaire.fr/index.php/post/2008/12/01/Sur-les-nationalisations-%3A-maitrise-economique-et-politique</link>
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    <pubDate>Mon, 01 Dec 2008 00:32:00 +0100</pubDate>
    <dc:creator>MARCOTXO</dc:creator>
            
    <description>&lt;p&gt;La question de l’abolition de la propriété privée des moyens de production et de leur appropriation sociale, qui est capitale, a été délaissée par notre parti au profit d’un management confus voire illisible particulièrement depuis l’échec des nationalisations de 1981, dans lesquelles le mode de gestion capitaliste n’a nullement été remis en cause&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;L’état a été assimilé à l’étatisation bureaucratique particulièrement en réaction aux expériences négatives des pays de l’est, ce que certains ont appelé à tort «&amp;nbsp;le socialisme réel&amp;nbsp;» ajoutant encore à la confusion. Le caractère éminent de la propriété d’état sous contrôle démocratique, notamment dans la réalisation de la planification, a été remplacé par celle des collectivités territoriales ou telle ou telle participations des salariés ou des usagers au capital. La primauté a été donnée à la gestion comme une solution moderne sur la nationalisation et la propriété publique. La privatisation d’Air France avait par exemple été présentée par le ministre Gayssot comme une «&amp;nbsp;appropriation sociale&amp;nbsp;» en raison de l’acquisition de près de 10 % du capital par les salariés.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Cette perte de repères et cette édulcoration de notre programme ont été sévèrement jugées par les couches de travailleurs les plus conscients et les plus acquis à la lutte pour le socialisme, et c’est là une des causes du déclin électoral et organisationnel de notre parti.&lt;/p&gt;

&lt;pre&gt;&lt;/pre&gt;

&lt;p&gt;Notre congrès est à la croisée des chemins. Notre parti ne retrouvera la place qui lui revient sur l’échiquier politique qu’en revenant à un programme de lutte pour le socialisme apte à être porté par les travailleurs et la jeunesse. Notre peuple a besoin d’un parti communiste porteur d’un véritable projet communiste. Dans une situation comme celle que nous connaissons, les choses peuvent bouger très vite et notre parti ne saurait être absent de ces nouveaux rendez-vous de l’histoire.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Un exemple, un seul, de la pourriture de ce système décadent&amp;nbsp;: Avec le plan de secours des banques concocté sur le dos des travailleurs, c’est entre 4000 et 6000 milliards d’euros de fonds publics qui vont être sacrifiés au profit des capitalistes soit 1700 milliards en Europe. 4000 à 6000 milliards d’euros pour sauver-temporairement- le système alors qu’il ne faudrait que 65 milliards d’euros pour assurer le programme alimentaire mondial, relancer l’agriculture des pays les plus touchés, et empêcher 800 millions à 1 milliard d’être humains de mourir de faim. (on pourrait aussi mettre cette somme en parallèle avec le supposé déficit de la sécurité sociale de 8,6 milliards en 2009)&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Il ne sera pas possible d’en finir avec la régression sociale tant que les capitalistes conserveront la maîtrise des banques et des moyens de production. Notre parti doit absolument faire de la nécessité de mettre fin au pouvoir économique des capitalistes l’axe central de son programme en revendiquant la nationalisation - ou «&amp;nbsp;socialisation », si l’on préfère - de l’ensemble du secteur bancaire, des compagnies d’assurance, des grandes entreprises de l’industrie, de l’agroalimentaire, des services et de la distribution.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La nationalisation est la seule revendication concrète qui possède une cohérence fondée sur l’appropriation publique des moyens de production et d’échange, la gestion démocratique et décentralisée du secteur public, et la planification démocratique de l’économie.
Le socialisme (je suppose que nous nous battons toujours pour le socialisme ?) se fixe pour objectif de remplacer les forces aveugles de la concurrence et de l’exploitation capitaliste qui ont conduit la société au marasme actuel  par une planification rationnelle de l’économie soumise au contrôle et à la gestion démocratique des travailleurs, à tous les niveaux.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les idées du socialisme n’ont rien d’utopistes. En les exprimant, je n’ai nullement le sentiment d’être un dinosaure rescapé d’un «&amp;nbsp;monde perdu »En fait, les véritables utopistes sont ceux qui s’imaginent qu’il est possible d’en finir avec le chômage, la pauvreté, la destruction de l’environnement sans mettre fin au système qui en est la cause ou en essayant de s’en accommoder, de l’humaniser, pourquoi pas de le métamorphoser lui aussi, puisque le mot est à la mode.
La planification démocratique de l’économie ne peut se concevoir sans nationalisation et centralisation étatique, même si cet état est démocratique et si le processus associe largement les instances régionales afin d’orienter l’économie non en fonction des intérêts particuliers mais des priorités sociales. Il s’agit de changer les critères de production et de gestion en orientant l’économie en fonction des besoins au-delà des critères de gestion capitaliste et en assurant la socialisation du travail.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La réalisation du socialisme dans un pays comme la France, surtout à notre époque, se ferait dans des conditions matérielles infiniment plus favorables que toutes les expériences passées et aurait un énorme retentissement en Europe et dans le monde. Le niveau actuel de développement des forces productives, avec une productivité du travail très élevée et l’écrasante prépondérance du salariat qui en résulte, font que l’appropriation sociale de ces moyens de production permettrait une amélioration rapide et importante du niveau de vie de la masse de la population, à commencer par les couches sociales les plus pauvres.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le socialisme se servira de la technologie à un degré infiniment plus élevé que le capitalisme, en mettant fin aux énormes gaspillages engendrés par l’anarchie systémique de la production, afin de libérer le plus possible l’humanité, tout en assurant les conditions de son élévation culturelle et la disparition de la famine sur l’ensemble de la planète.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En résumé, je propose au congrès d’amender le projet sur la base des éléments que je viens d’évoquer.  Cette question et celle du socialisme seront dans la période à venir la seule alternative sérieuse  pour les travailleurs en France, en Europe, et dans le monde, exactement comme elle est à l’ordre du jour, dès à présent, au Venezuela et en Bolivie.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Busch Marc section de Hendaye/Saint Jean de Luz&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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  <item>
    <title>La crise du capitalisme mondial</title>
    <link>http://revolution.gauchepopulaire.fr/index.php/post/2008/10/08/La-crise-du-capitalisme-mondial</link>
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    <pubDate>Wed, 08 Oct 2008 01:45:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>MARCOTXO</dc:creator>
            
    <description>&lt;p&gt;Cet article d’Alan Woods a été rédigé le 26 septembre dernier, c’est-à-dire avant l’adoption du «&amp;nbsp;Plan Paulson&amp;nbsp;» par le Congrès américain.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous vivons des temps exceptionnels. La panique financière, aux Etats-Unis, provoque des vagues qui menacent d’engloutir le monde entier. La conscience de millions de gens est en train d’évoluer rapidement. Le 25 septembre, une manifestation à l’appel de syndicats américains a mobilisé environ un millier de travailleurs, dont un grand nombre d’ouvriers du bâtiment – métallurgistes, manœuvres, plombiers, etc. – ainsi que des enseignants et du personnel de bureau.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Le but de la manifestation, organisée en moins de deux jours, était de protester contre le projet de renflouer Wall Street avec 700 milliards de dollars d’argent public. Voici un extrait d’une dépêche de Reuters sur cette manifestation&amp;nbsp;:
«&amp;nbsp;A l’occasion d’une manifestation partie de la bourse de New-York, des ouvriers du bâtiment, des salariés des transports, des machinistes, des enseignants et d’autres travailleurs syndiqués ont vigoureusement protesté contre la proposition du gouvernement américain de renflouer Wall Street. Plusieurs centaines de mécontents criaient leur soutien enthousiaste aux dirigeants syndicaux qui fustigeaient le plan de 700 milliards de dollars visant à revigorer le marché du crédit en soulageant les institutions financières de leurs mauvaises créances.
«&amp;nbsp;&quot; Le gouvernement Bush veut que nous payions un plan de sauvetage de Wall Street qui n’effleure même pas les causes profondes de la crise &quot;, a déclaré John Sweeney, le président de l’AFL-CIO. &quot;Nous voulons que nos impôts servent à aider les millions de travailleurs qui dépendent de Wall Street, et non à subventionner une poignée de privilégiés et de dirigeants surpayés. &quot;
«&amp;nbsp;Sur les pancartes des manifestants, on peut lire&amp;nbsp;: &quot;Pas de chèque en blanc pour Wall Street &quot;, et &quot;Ne touchez pas à nos retraites !&quot;. Les manifestants ont acclamé les appels répétés lancés au gouvernement pour qu’il investisse dans l’éducation, la santé et le logement aussi librement et facilement qu’il propose de le faire pour Wall Street. &quot;Nous savons qu’il faut trouver une solution à la situation économique. Mais nous voulons une réponse sérieuse, pas un sauvetage opportuniste &quot;, a déclaré le président du syndicat des enseignants, Randi Weingarten. &quot; Si les enseignants doivent rendre des comptes, alors Wall Street aussi doit rendre des comptes. &quot;&amp;nbsp;»
L’humeur des manifestants était à la colère. Un appel à une grève générale, si le plan de sauvetage ne bénéficie qu’aux riches, a été accueilli avec enthousiasme. Cela représente le début d’un changement profond dans la conscience des travailleurs, et pas seulement aux Etats-Unis.
Le spectre de 1929
Ce qui s’est produit sur les marchés financiers, ces derniers mois, est inédit dans l’histoire récente. Les mêmes économistes bourgeois qui, jusqu’alors, niaient la possibilité d’une récession, parlent désormais de la crise la plus sérieuse depuis 60 ans. En fait, ils veulent dire 79 ans, car il n’y avait pas de crise en 1948. Mais les économistes sont des gens superstitieux, et ils ont peur de mentionner 1929, tout comme les anciens Israélites avaient peur de mentionner le nom de leur Dieu, de peur que cela provoque quelque malheur. Ils sont tous inquiets de la «&amp;nbsp;confiance&amp;nbsp;» dans les marchés, car ils croient tous avec ferveur que c’est la confiance (ou son absence) qui est la cause réelle de la croissance ou d’une récession. Or, en réalité, la croissance et la récession s’enracinent dans les conditions objectives. Les variations du degré de confiance reflètent les conditions réelles, même s’il est vrai que ces variations peuvent à leur tour faire partie de ces conditions réelles, en poussant le marché vers le haut – ou, comme actuellement, vers le bas.
Le Congrès américain hésite face au plan de «&amp;nbsp;sauvetage », et le Secrétaire au Trésor Henry Paulson – que certains commentateurs considèrent désormais comme le président de facto des Etats-Unis – enrage. Pendant ce temps, les bourses mondiales continuent de chuter, et personne ne peut les arrêter. Un argument est sur toutes les lèvres&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Vous nous demandez de signer un chèque en blanc de centaines de milliards, sans la moindre garantie. A part le fait que cela récompensera les banquiers pour leurs grossières erreurs de gestion, qui dit que cela mettra un terme à la chute des marchés&amp;nbsp;? »
C’est une excellente question, à laquelle ni Bush, ni Paulson, ni personne d’autre n’a de réponse. Il est assez amusant d’entendre ces anciens avocats du sacro-saint «&amp;nbsp;libre marché&amp;nbsp;» implorer le gouvernement de sauver le marché de lui-même. Mais ils y sont poussés pas leur propre logique, la folle logique de l’économie de marché. L’actuelle crise financière, que les marxistes avaient annoncée de longue date, est la conséquence directe d’une longue période de spéculation incontrôlée, qui a produit la plus grande bulle spéculative de l’histoire.
Socialisme – pour les riches
De plus en plus de gens commencent à remettre en cause un système économique capable de produire de telles abominations. Lorsque l’Etat capitaliste lui-même est contraint de nationaliser des établissements financiers, l’idée suivante ne peut que progresser&amp;nbsp;: pourquoi a-t-on besoin de banquiers et de capitalistes&amp;nbsp;? C’est la raison pour laquelle les politiciens évitent le mot «&amp;nbsp;nationalisation&amp;nbsp;» comme le diable évite l’eau bénite. Ils cherchent à tous prix des moyens, pour l’Etat, de fournir du capital aux banques sans que cela implique une nationalisation. Ils se creusent le cerveau pour inventer de nouvelles formes de capital qui laissent le contrôle et la propriété des banques concernées entre des mains privées. Mais en fin de compte, ils sont obligés de prendre leur contrôle pour éviter qu’elles ne s’effondrent. C’est une condamnation accablante de la propriété privée d’un secteur clé de l’économie.
N’est-il pas ahurissant que les dirigeants de Bear Stearns aient reçu des fortunes pour appliquer des stratégies financières qui ont mené au désastre&amp;nbsp;? Et pourquoi les contribuables américains – dont la plupart ne sont pas riches – devraient-ils payer une note de 700 milliards de dollars pour sauver les grandes institutions financières&amp;nbsp;? Le 30 septembre 2007, le gouvernement fédéral accusait un déficit fiscal de 53 000 milliards de dollars, soit 445 000 dollars par ménage et 175 000 par personne. Chaque jour, ce fardeau croît de 6600 à 9900 dollars par Américain. Medicare représente 34 000 milliards de ce déficit. Qu’il s’agisse d’Obama ou de McCain, celui qui remportera les prochaines élections présidentielles et contrôlera le Congrès devra engager des coupes sombres dans le niveau de vie des Américains. Les mêmes capitalistes qui ont pris des millions au gouvernement et à la Réserve Fédérale demandent un contrôle budgétaire strict, une coupe dans les dépenses fédérales et une contre-réforme du système de santé publique.
Il n’y a pas d’argent pour Medicare, les écoles ou les retraites. Mais il y a plein d’argent pour les grandes banques et ceux qui sont déjà richissimes. Cette contradiction flagrante est en train de pénétrer la conscience de millions d’Américains ordinaires. Cela aura d’énormes conséquences. Le lourd fardeau de la dette devra être placé sur les épaules des générations à venir, qui devront en payer le prix fort en termes de niveau de vie. Cela mènera inévitablement à de profonds changements dans la conscience de la masse des travailleurs américains.
La dictature du capital financier
Notre époque est celle du capitalisme de monopole. L’une de ses caractéristiques est la complète domination du capital financier. Cette domination est allée plus loin aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne que partout ailleurs. La Grande-Bretagne, qui fut par le passé «&amp;nbsp;l’atelier du monde », s’est transformée en une économie parasitaire, qui produit très peu et qui est dominée par la finance et les services. Jusqu’à récemment, c’était présenté comme quelque chose de positif, qui protégerait la Grande-Bretagne des turbulences de l’économie mondiale. Mais c’est l’inverse qui est vrai. En suivant servilement le modèle américain, la Grande-Bretagne a été entraînée dans la récession dans le sillage des Etats-Unis – et en sera sans doute gravement affectée. Tel un ver solitaire croissant au détriment de l’organisme qu’il parasite, le secteur financier est devenu trop grand par rapport à l’économie. Il l’a affaiblie et menace de la faire entièrement sombrer.
Pendant des années, les Etats-Unis semblaient défier les lois de la gravité économique. A présent, ils doivent en payer le prix. La chute est d’autant plus sévère que la spéculation immobilière avait atteint des sommets, dans la période précédente. La chute des prix de l’immobilier est d’ores et déjà plus importante que pendant la Grande Dépression des années 30. Pendant le premier trimestre de 2008, les prix de l’immobilier ont officiellement chuté de 14,1%. Par comparaison, en 1932, au point le plus bas de la Dépression, les prix des maisons chutaient de 10,5%. En outre, certains économistes pensent que le chiffre réel de la chute du prix de l’immobilier, au premier trimestre de 2008, est plutôt de 16%. Et cette chute est loin d’être terminée.
Cela signifie que les énormes quantités d’argent injectées dans le système bancaire ne permettront pas d’enrayer la chute. Tout au plus apporteront-elles un répit temporaire, avant une nouvelle chute encore plus sérieuse. Telle est la logique des marchés, qui n’obéissent à aucune autre loi que la leur. Les prétendus «&amp;nbsp;plans de stabilisation&amp;nbsp;» ne sont rien de tel. Tous les discours sur la régulation des marchés sont absurdes. Le système capitaliste est anarchique de par sa nature même. Il ne peut être ni planifié, ni régulé. La tentative de stabiliser le secteur financier en y injectant d’énormes quantités de cash n’aboutira qu’à une chose&amp;nbsp;: rendre les super-riches encore plus riches. Mais cela n’aura aucun effet à long terme sur le marché.
L’insolence des banquiers est assez étonnante. Ils demandent aux gouvernements d’acheter leurs mauvais crédits, tout en s’accrochant à leurs avoirs profitables. Nul ne sait à combien s’élèvent les mauvaises créances. Un vieux proverbe nous dit de ne jamais acheter un cochon dans un sac. C’est un conseil sensé, mais en l’occurrence, les capitalistes demandent au gouvernement de vastes quantités d’argent – sans regarder à l’intérieur du sac. La crise du système bancaire est le résultat d’une escroquerie massive à laquelle tous les banquiers ont participé au cours de ces vingt dernières années. Ils en sont sortis fabuleusement riches, mais ils ont laissé au passage une énorme quantité de dettes et de capitaux fictifs dans les bilans des institutions financières. Comment résoudre ce petit problème&amp;nbsp;? Facile&amp;nbsp;! Passez la note aux contribuables. Le gouvernement n’a qu’à fonder une agence qui achètera ces avoirs et les conservera jusqu’à ce qu’ils soient «&amp;nbsp;mûrs&amp;nbsp;» et puissent être revendus au secteur privé. Cela signifie nationaliser les pertes et privatiser les profits – ou, suivant la merveilleuse formule de Gore Vidal&amp;nbsp;: le socialisme pour les riches et le libre marché pour les pauvres.
Les capitalistes prétendent qu’ils font des sacrifices, eux aussi. Mais ce qu’ils veulent dire, c’est qu’ils sacrifient un peu de leurs profits faramineux, pendant que les travailleurs sacrifient leurs emplois et leurs logements. Les banquiers crient de douleur, et les gouvernements accourent avec un carnet de chèques en main. Les banquiers demandent une grosse transfusion de cash pour guérir leur maladie. Cela s’appelle une «&amp;nbsp;provision de liquidité ». Le problème, c’est que l’Etat n’a pas de liquidité à sa disposition. Il ne peut lever des fonds qu’en augmentant les impôts. Mais l’augmentation des impôts va affecter la demande, qui baisse déjà aux Etats-Unis. Cela pourrait temporairement soulager les «&amp;nbsp;souffrances&amp;nbsp;» des super-riches, mais au prix d’accroître celles de millions d’Américains ordinaires. En soi, cela ne serait certes pas un problème, évidemment, puisque souffrir pour la grande cause du Marché est le devoir de tout patriote américain. Mais malheureusement, cela aura aussi de très sérieuses conséquences sur l’économie.
Une nouvelle baisse de la demande fera monter le chômage. Des entreprises feront faillite. De plus en plus de gens seront incapables de faire face à leurs emprunts immobiliers et autres crédits. En d’autres termes, cela aggravera la crise et compliquera sa résolution. En outre, au cours de la dernière période, les Etats-Unis sont passés du rang de plus grands créditeurs à celui de plus grands débiteurs au monde. L’achat de banques en faillite et l’injection de capital dans les institutions financières accroîtront considérablement cet endettement collectif. Cela débouchera sur une nouvelle chute de la valeur du dollar par rapport aux autres monnaies – et sur de nouvelles convulsions sur les marchés monétaires mondiaux.
Les Banques Centrales sont supposées prévenir la panique en protégeant les dépôts bancaires et en mettant des liquidités à la disposition des institutions financières. Mais il y a des limites aux ressources des Banques Centrales, et ces limites sont rapidement atteintes. Elles ne sont sans doute pas loin d’avoir fait tout ce qui est possible. Dans l’hypothèse de nouvelles faillites bancaires, elles seront impuissantes. Or, comme nul n’a la moindre idée de la quantité de crédits pourris qui empoisonnent le système financier mondial, de telles crises sont inévitables dans la période à venir. Tôt ou tard, cela doit se terminer par la chute d’une ou plusieurs banques majeures, ce qui pourrait provoquer un choc fatal pour l’économie mondiale, comme lors de l’effondrement de Kredit-Anstalt, la plus grande banque autrichienne, en 1931. C’est ce qui avait marqué le début de l’effondrement financier en Europe Centrale et au-delà. Un scénario semblable, dans la période à venir, est entièrement possible.
Marx sur le Capital fictif
Ce n’est pas le manque d’argent qui est la cause de la crise. C’est au contraire la crise qui provoque un manque d’argent. Avec leur mentalité de banquiers, les économistes bourgeois confondent la cause et l’effet, l’apparence et l’essence. Quand l’économie entre en crise, le crédit s’assèche, et les gens demandent des espèces sonnantes et trébuchantes. C’est un effet de la crise, même s’il est vrai que l’effet devient cause et génère une spirale descendante.
Les banquiers et leurs amis répètent que la cause de la crise réside dans le manque de capital à la disposition du système financier. C’est une affirmation pour le moins étonnante. Ces deux dernières décennies, on a assisté à une gigantesque orgie financière dans laquelle les banques réalisaient d’énormes profits. A présent, ils prétendent ne pas avoir assez de capital&amp;nbsp;! En fait, pendant la phase de croissance, il y avait en circulation une immense quantité de capital sous forme de crédit, et cette surabondance de capital illustrait à elle seule les limites de la production capitaliste. Il y avait d’immenses sommes de capital disponibles pour la spéculation qui ne trouvaient pas de débouchés, et les capitalistes devaient trouver d’autres moyens de les investir.
Marx soulignait que l’idéal des capitalistes est de faire de l’argent avec de l’argent, sans avoir à passer par le pénible processus de la production. Au cours de la dernière période, il semblait qu’ils y étaient parvenus (sauf en Chine, où il y a eu un véritable développement des forces productives). Aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne, en Espagne, en Irlande et dans bien d’autres pays, les banques ont investi des milliards dans la spéculation, en particulier dans le secteur immobilier. C’est sur cette base que le scandale des subprimes s’est développé, générant d’incroyables quantités de capital fictif.
A l’époque de Marx, déjà, il y avait d’énormes quantités de capital en circulation. C’est ce capital qui formait la base du capital fictif. A l’époque, déjà, il y avait déjà des crédits frauduleux, l’équivalent des actuels «&amp;nbsp;produits dérivés ». Ceci dit, comparé à la situation actuelle, c’était insignifiant. Aujourd’hui, la quantité totale de spéculation, à l’échelle mondiale, est stupéfiante. Ne prenons qu’un exemple&amp;nbsp;: le commerce des crédits douteux. Ce marché permet à deux parties de parier sur la probabilité qu’une entreprise ne soit pas en mesure de payer sa dette. Cela s’élève à 90 000 milliards de dollars. Mais les contrats ne sont enregistrés que dans les dossiers des contractants. Nul ne connaît le volume réel qui est échangé, ce qui expose l’économie mondiale à d’énormes risques. Cela explique la panique à Wall Street et à la Maison Blanche. Ils craignent – à juste titre – que n’importe quel choc sévère ne fasse chuter tout l’édifice instable de la finance internationale, ce qui aurait d’incalculables conséquences.
Même au XIXe siècle, au somment d’un boom, lorsque le crédit était facile et que la confiance augmentait, la plupart des transactions se faisaient sans argent réel. Au début d’un cycle, il y a une abondance de capital, et les taux d’intérêts sont bas. A ce stade du cycle, les bas taux d’intérêts stimulent les profits et la croissance. Plus tard, lorsque la prospérité est à son sommet, les taux d’intérêts atteignent leur niveau moyen. Comme il y a une demande croissante de crédit, les taux d’intérêts augmentent. Or, lors du dernier boom, cela ne s’est pas produit.
Ces dernières années, la Réserve Fédérale a délibérément maintenu de bas taux d’intérêts (ils sont même allés jusqu’à des taux négatifs, au regard de l’inflation). Du point de vue de l’orthodoxie capitaliste, c’était irresponsable. Cela a provoqué la bulle immobilière, jetant les bases de la crise actuelle. Mais tant que les investisseurs réalisaient d’immenses profits, nul ne s’en souciait. Ils ont tous participé à cette folle orgie financière. Les banquiers les plus respectables et les économistes les plus sages chantaient en coeur&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Mangeons, buvons, soyons joyeux, car demain nous mourrons&amp;nbsp;! »
S’ils se plaignent, aujourd’hui, d’être à court de capital, c’est parce qu’une large partie de leurs actifs est fictive – ce qui est la conséquence d’une escroquerie sans précédent dans l’ensemble du secteur financier. Tant que la croissance continuait, personne n’y prêtait attention. Mais à présent que la croissance est en miettes, tous ces actifs sont l’objet de suspicion. Les banquiers ne sont plus disposés, comme hier, à s’acheter de grandes quantités de dettes. La défiance s’est généralisée. Lorsqu’il s’agit de prêter ou d’emprunter, le vieil optimisme facile laisse place à l’avarice. L’ensemble du système bancaire, sur lequel repose la circulation du capital, est menacé de paralysie.
Tant que tous les actifs pourris n’auront pas été éliminés, de nombreuses institutions manqueront de capital pour alimenter l’économie en crédit frais. Marx avait décrit ce stade du cycle économique, dans le Capital&amp;nbsp;:
«&amp;nbsp;Il va de soi que les moyens de paiement font défaut pendant une crise. Le besoin de convertir des traites s’est substitué à celui d’échanger des marchandises, et cette situation s’accuse d’autant plus que pendant pareille période une partie des maisons de commerce s’appuie exclusivement sur le crédit. Aussi des lois absurdes sur les banques, comme celle de 1841-45, peuvent-elles aggraver une crise financière. Aucune loi ne peut la supprimer.
«&amp;nbsp;Dans un système de production dont la cohérence repose entièrement sur le crédit, une crise et une demande violente de moyens de paiement doivent inévitablement surgir lorsque le crédit est supprimé brusquement et que seuls les paiements en espèces sont admis. A première vue, tout doit se ramener à une crise de crédit et d’argent, étant donné qu’il n’est question que de la possibilité de convertir des traites en argent. Mais ces traites représentent, d’une part – et c’est la plus grande masse – des ventes et des achats réels dépassant de loin les besoins de la société et par cela même causes de la crise&amp;nbsp;; d’autre part, des affaires véreuses qui alors seulement viennent au jour, des spéculations malheureuses faites avec les capitaux des autres, des marchandises dépréciées et invendables. Dans ces circonstances, le système artificiel auquel a abouti l’expansion violente du procès de reproduction, ne peut naturellement pas être rendu normal par l’intervention d’une banque, la Banque d’Angleterre par exemple, qui emploierait son papier pour constituer aux tripoteurs le capital qui leur manque et acheter à leur première valeur nominale toutes les marchandises dépréciées. D’ailleurs, tout semble renversé dans ce monde du papier, où nulle part ne se rencontrent les prix réels avec leurs bases réelles, et où il n’est jamais question que de lingots, espèces, billets, traites, valeurs, principalement dans les centres, comme Londres, où se concentrent toutes les affaires financières du pays.&amp;nbsp;» (Le Capital, Volume 3, Chapitre 30.)
Les capitalistes doivent extraire du système tout ce capital fictif. Comme un homme dont le corps a été empoisonné, ou comme un toxicomane qui lutte contre les effets de l’addiction, ils doivent expulser le poison de l’organisme – ou mourir. Mais c’est un processus douloureux qui n’est pas sans dangers. Comme le crédit s’assèche, les capitalistes exigent des remboursements à plus courte échéance. Ceux qui ne peuvent pas payer feront faillite. Le chômage augmente en conséquence, ce qui à son tour contracte la demande. Cela provoque de nouvelles faillites et de nouvelles dettes qui ne peuvent être remboursées. Ainsi, tous les facteurs qui avaient fait croître l’économie, au cours de la dernière période, la poussent désormais vers le bas.
La faillite des économistes bourgeois
Les économistes s’accrochaient à la vieille illusion selon laquelle une récession mondiale était impossible, qu’ils avaient appris les leçons du passé (comme un ivrogne le lendemain de chaque cuite). Ils expliquaient que la crise financière serait confinée aux Etats-Unis&amp;nbsp;; que l’économie américaine serait «&amp;nbsp;découplée&amp;nbsp;» du reste du monde (ce qui contredit tout ce qu’ils avaient eux-mêmes dit au sujet de la mondialisation)&amp;nbsp;; que l’Europe et la Chine deviendraient les forces motrices de l’économie mondiale – et ainsi de suite.
Comme ces arguments sonnent creux, à présent&amp;nbsp;! Il y a une baisse globale des prix de l’immobilier. L’économie mondiale ralentit. Les économies américaines ralentissent déjà de façon significative, et comme de nouvelles faillites bancaires sont inévitables, ce processus se poursuivra. Il est vrai que les soi-disant «&amp;nbsp;pays émergeants&amp;nbsp;» continuent de croître. Mais il est impensable qu’ils puissent rester à l’écart de la crise générale. Bien sûr, ce processus se développera sur une certaine période, et de façon inégale. Les différents pays seront frappés par la crise plus ou moins rapidement. Mais au final, ils y seront tous happés.
Peu importe dans quel pays cela commence. Dans les conditions modernes, la crise passera inévitablement d’un pays à l’autre, d’un continent à l’autre. Cette fois-ci, cela a commencé aux Etats-Unis, le pays où la manie de la spéculation a été portée à des niveaux extrêmes. Mais rapidement, et contre tous les pronostics des économistes, cela s’est étendu à l’Irlande, l’Espagne, la Grande-Bretagne et l’ensemble de l’Europe. Les répercussions frapperont l’Amérique latine, l’Asie et l’Afrique. Les pays seront touchés les uns après les autres, comme des dominos. La Chine ne fera pas exception – bien qu’elle continue de croître, pour le moment.
Dans une crise, les capitalistes sont obligés de prendre des mesures extraordinaires pour s’accaparer une partie d’un marché qui s’étiole. Ils se livrent au discount (baisse des prix), au dumping et autres moyens de contrecarrer leurs compétiteurs. Ce faisant, ils aggravent la crise en alimentant une spirale déflationniste. Les gens retardent leurs achats en prévision d’une baisse des prix – et, ce faisant, poussent les prix vers le bas. On voit clairement ce phénomène dans le marché immobilier.
La contagion s’étend d’un pays à l’autre comme une incontrôlable épidémie. Il apparaîtra évident que chaque pays a trop exporté (c’est-à-dire, trop produit) et trop importé (trop commercé). Il sera évident que tous ont abusé du crédit et allumé les flammes de l’inflation et de la spéculation, qui doivent à présent être éteintes, même au prix fort. Autrement dit, on ne parle pas de tel ou tel pays, de telle ou telle banque ou de tel ou tel spéculateur individuel – mais du système lui-même. Il est vrai qu’aucune crise ne dure éternellement. A long terme, un nouvel équilibre sera atteint et un nouveau cycle économique s’engagera. Mais rien de tel n’est en vue, à ce stade. La crise n’est pas terminée. Elle a à peine commencé. Personne ne sait combien de temps elle durera. Et de toutes façons, comme le disait Keynes&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;A long terme nous sommes tous morts.&amp;nbsp;»
Il est facile d’être sage après l’événement. Les économistes bourgeois sont excellents lorsqu’il s’agit de prédire des choses qui se sont déjà produites. En la matière, ils font penser aux auteurs de l’Ancien Testament, qui prédisaient avec une précision infaillible des événements qui s’étaient produits il y a plusieurs siècles. Cela impressionne des gens crédules comme les Témoins de Jéhovah, qui y voient la preuve de l’inspiration divine de la Bible. D’autres, plus sceptiques et scientifiques, accueillent de telles «&amp;nbsp;prédictions&amp;nbsp;» d’un grand rire. Toujours est-il que les mêmes gens qui raillaient les marxistes et nous assuraient qu’il n’y aurait pas de crise se tordent à présent les mains de désespoir. Ils nous informent que nous vivons la crise la plus grave depuis les années 30, et espèrent que personne ne remarquera la contradiction flagrante entre ce qu’ils disent aujourd’hui et ce qu’ils disaient hier.
Le fait est que depuis 20 ou 30 ans, les économistes bourgeois n’ont rien compris et rien anticipé. Ils n’ont vu venir ni les crises, ni les reprises. Ils ont passé des décennies à essayer de nous expliquer que le cycle économique avait été aboli, que le chômage de masse était une chose du passé, que le monstre de l’inflation avait été apprivoisé, etc. Et bien évidemment, tous les politiciens réformistes ont cru et répété ces contes de fées. Cela montre que les économistes bourgeois ne servent qu’à justifier un système en faillite et dégénéré.
Ce que nous avions prédit
Comparons les perspectives des marxistes à celles des bourgeois. Contrairement aux économistes bourgeois, qui ont commis l’erreur de croire à leur propre propagande, la tendance marxiste a correctement expliqué la réalité de la situation. Dans nos Perspectives pour l’économie mondiale, en 1999, nous écrivions&amp;nbsp;:
«&amp;nbsp;Dans le passé, on disait que le rôle de la Fed était de fermer le bar juste au moment où la fête commençait à battre son plein. Mais ce n’est plus le cas. Tout en se disant publiquement dévoué à l’austérité et à la probité, Alan Greenspan a toléré la création de la plus grande orgie spéculative de l’histoire – même s’il est sans doute conscient des dangers que cela implique. Comme l’empereur Néron, il joue du violon pendant que Rome brûle. Ainsi se vérifie la vieille devise&amp;nbsp;: &quot;Les dieux rendent d’abord fous ceux qu’ils veulent détruire&quot;.&amp;nbsp;»
Dans le même document, nous écrivions&amp;nbsp;:
«&amp;nbsp;A notre époque, les obstacles fondamentaux au développement des forces productives sont la propriété privée des moyens de production et l’Etat-nation. Cependant, le capitalisme peut temporairement et partiellement contourner ces barrières par divers moyens, tels le développement du commerce mondial et l’expansion du crédit. Marx expliquait déjà le rôle du crédit dans le système capitaliste. C’est un moyen par lequel le marché peut être développé au-delà de ses limites normales. De la même façon, l’expansion du commerce mondial peut reporter la crise pour un temps – mais seulement au prix de préparer une crise encore plus catastrophique à l’avenir.
«&amp;nbsp;Comme l’écrivait Marx&amp;nbsp;: &quot;La production capitaliste est constamment engagée dans des tentatives de dépasser ces barrières immanentes, mais elle ne les dépasse que par des moyens qui placent les mêmes barrières sur sa voie, à une échelle encore plus formidable.
«&amp;nbsp;&quot;Le véritable obstacle de la production capitaliste est le capital lui-même.&quot; (Marx, Le Capital, vol. 3, 15&amp;nbsp;; 2-3.)
«&amp;nbsp;Le circuit de la production capitaliste dépend, entre autres, du crédit. La solvabilité d’un maillon de la chaîne dépend de la solvabilité d’un autre maillon, etc. La chaîne peut se briser à différents points. Tôt ou tard, le crédit doit être remboursé en cash. C’est un fait trop souvent oublié par ceux qui s’endettent pendant la phase de croissance. Dans la première phase de l’extension capitaliste, le crédit agit comme un stimulant sur la production&amp;nbsp;: &quot; Le développement du processus productif étend le crédit, et le crédit mène à une extension des opérations industrielles et commerciales. &quot;&amp;nbsp;» (Marx, Le Capital, vol. 3, p. 470.)
«&amp;nbsp;Cependant, ce n’est là qu’une face de la pièce. L’extension rapide du crédit et de la dette pousse le marché au-delà de ses limites normales. Mais à un certain stade, cela doit se transformer en son contraire. Pendant le boom, le crédit apparaît illimité, comme la Corne d’Abondance de la mythologie grecque. Mais dès qu’une crise intervient, ces illusions tombent en miette. Les retours sur investissement sont retardés, les marchandises ne trouvent pas d’acheteurs dans des marchés saturés, et les prix baissent. Le développement du marché mondial n’altère pas ce processus fondamental, mais lui donne seulement une dimension beaucoup plus vaste. En dernière analyse, l’accumulation de dette ne peut que rendre la crise pour profonde et plus longue. L’histoire récente du Japon suffit largement à le confirmer. Après une décennie de croissance caractérisée par une augmentation rapide des valeurs boursières, la bulle a été finalement crevée par une nette augmentation des taux d’intérêts. Cette situation était très semblable à celle des Etats-Unis, aujourd’hui. Le 25 décembre 1989, la banque du Japon a augmenté ses taux d’intérêt et provoqué ainsi une chute brutale des marchés boursiers. Mais comme le prix du foncier continuait de monter, une nouvelle augmentation des taux était nécessaire. Finalement, les taux d’intérêts ont été poussés à 6%, et à la fin de l’année, les valeurs boursières avaient chuté de 40 %. Après cela, la Banque Centrale du Japon a maintenu les taux d’intérêts à un haut niveau. A l’époque, les économistes félicitaient la Banque du Japon pour la prudence de sa politique. Mais le résultat fut de prolonger la récession sur une décennie.
«&amp;nbsp;Avec la mondialisation et l’abolition de limitations sur le crédit et les opérations financières, l’échelle de l’expansion n’a jamais été aussi grande – mais jamais, également, les possibilités d’un crash mondial n’ont été aussi grandes.
«&amp;nbsp;L’expansion du commerce mondial et l’ouverture de nouveaux marchés en Asie ont stimulé la croissance – mais seulement au prix de préparer un plus grand effondrement. Telles sont les perspectives.&amp;nbsp;»
Ces lignes ont été écrites il y a près de dix ans, lorsque l’écrasante majorité des économistes bourgeois niaient toujours la possibilité d’une crise mondiale. Nous sommes en droit de demander&amp;nbsp;: qui a le mieux compris les mécanismes de l’économie mondiale&amp;nbsp;? Qui a formulé des prédictions correctes&amp;nbsp;? Les économistes bourgeois ou les marxistes&amp;nbsp;?
La Chine peut-elle sauver le monde&amp;nbsp;?
Un vieux proverbe dit&amp;nbsp;: un homme qui se noie s’accrocherait à une paille. Effrayés par la profondeur de la crise, la bourgeoisie et ses apologues cherchent désespérément une paille à laquelle s’accrocher. Jusqu’à récemment, ils plaçaient leurs espoirs sur l’Asie, et en particulier la Chine. Mais la Chine est fermement connectée au marché mondial, et reflétera sa volatilité.
En dépit du retournement économique américain, les exportations chinoises ont continué de croître&amp;nbsp;: de 22% au cours des huit premiers mois de 2008. Cela tient en partie au fait que les entreprises chinoises continuent de trouver de nouveaux marchés dans d’autres économies en voie de développement. Mais c’est simplement reporter l’inévitable. Après la crise de Wall Street et la stagnation en Europe et au Japon, les investisseurs se demandent si la Chine n’est pas, elle aussi, entrée dans la crise. Après cinq ans de croissance rapide, l’économie chinoise est clairement en train de ralentir, dès à présent. Or, un taux de croissance inférieur à 8% aurait de grandes implications pour la Chine et l’économie globale. Les économistes s’inquiètent également du secteur bancaire chinois.
Il y a déjà des signes de faiblesse dans certains secteurs des exportations. Dans la province de Guangdong, l’industrie textile connaît de sérieuses difficultés. D’après des statistiques provinciales, les exportations de textile et d’accessoires ont chuté de 31%, en janvier-juillet 2008, par rapport à la même période de 2007. Les exportations de produits en plastique, de jouets et de lampes stagnent ou reculent, elles aussi. Cela a coïncidé avec une demande faible des Etats-Unis, où les ventes de détail ont reculé en juillet et en août. Au cours des sept premiers mois de l’année, la croissance des exportations globales de Guangdong vers les Etats-Unis a ralenti, à 6,3%. Cela ne peut pas être une coïncidence.
Un euro fort et une augmentation de 27% des exportations de Guangdong vers l’Europe ont compensé les effets d’un dollar faible et d’une contraction du marché américain. Cependant, il y a des signes évidents d’une nette contraction de l’économie européenne, qui est aussi l’un des principaux marchés pour les exportations chinoises. Cela finira par les affecter. «&amp;nbsp;Ce pourrait être le calme avant la tempête », écrit Stephen Green, un économiste de la Standard Chartered à Shangaï.
De sérieuses inquiétudes planent également sur le marché immobilier, qui a été l’une des principales composantes du boom de l’investissement en Chine, ces dernières années. Les ventes et les chantiers ont chuté en août, cependant que la production d’acier, de ciment et de climatiseurs a stagné ou chuté – ce qui est un autre symptôme d’une activité fragile. Les analystes rapportent que le nombre de crédits contractés a également baissé au cours des derniers mois. Jerry Lou, analyste chez Morgan Stanley à Shangaï, écrit&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Nous pensons que la probabilité d’une crise de l’immobilier en Chine est élevée ».
Un retournement du marché immobilier aurait de sérieuses conséquences sur le secteur bancaire. Si la croissance du PIB chinois tombe au-dessous de 8%, cela provoquera une baisse encore plus nette des prix de l’immobilier, ainsi qu’une chute de l’investissement privé. Les conséquences sociales et politiques en seront considérables.
Les feux sont au rouge dans d’autres secteurs de l’économie chinoise. Le crash boursier a eu un effet négatif sur la confiance des ménages. Dans les zones urbaines, la croissance des revenus a nettement baissé, cette année. Le mois dernier, les ventes de voitures ont chuté de 6%, et le transport aérien a également nettement reculé, cet été. Gome, le plus grand détaillant de produits électroniques du pays, a également annoncé une chute de 3% de ses ventes, au deuxième trimestre 2008.
Le gouvernement a baissé les taux d’intérêts, ce qui prouve qu’il craint une crise. Ceci dit, la marge de manœuvre de sa politique monétaire est limitée par le danger inflationniste. L’inflation a bondi de 8,7% en février, avant de redescendre à 4,9% en août. Zhou Xiaochuan, le président de la Banque Centrale chinoise, a récemment déclaré&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;L’inflation a effectivement ralenti au cours des derniers mois. Cependant, aucun relâchement n’est possible, car elle pourrait rebondir.&amp;nbsp;»
Une récession en Chine – ou même un sérieux ralentissement – aurait de sérieuses conséquences sur le marché mondial, à commencer par les pays producteurs en Afrique, au Moyen-Orient et en Amérique latine. Le prix du cuivre, par exemple, a chuté de 23% au cours des deux derniers mois. C’est en partie dû au ralentissement de la consommation chinoise de cuivre, qui a chuté de plus de moitié, cette année.
A propos des «&amp;nbsp;spéculateurs&amp;nbsp;»
Une humeur critique se développe contre «&amp;nbsp;le marché&amp;nbsp;» – c’est-à-dire contre le capitalisme. En réaction à cette humeur, les politiciens bourgeois du style d’Alec Salmond, du Parti National Ecossais, essayent de détourner la colère des gens du système capitaliste et de la concentrer sur un secteur particulier de la classe capitaliste&amp;nbsp;: les «&amp;nbsp;spéculateurs&amp;nbsp;» de la haute finance.
Tout d’un coup, il est devenu à la mode, parmi les politiciens, de condamner ces individus mystérieux qui ont miné d’aussi vénérables institutions que la Banque d’Ecosse. Cette vieille dame respectable, nous dit-on, est parmi nous depuis trois siècles et a survécu aux guerres napoléoniennes, au crash de Wall Street et aux deux guerres mondiales – pour finir par être détruite par un gang de requins avides en costumes de marque et lunettes noires. Ce genre d’«&amp;nbsp;explications&amp;nbsp;» n’explique rien du tout. Comment se fait-il qu’un petit nombre d’individus cupides ait concentré tant de pouvoir&amp;nbsp;? Qui sont ces gens&amp;nbsp;? Comment s’appellent-ils&amp;nbsp;? Où vivent-ils&amp;nbsp;? Nul ne le sait. Mais en période de crise, il est toujours pratique d’avoir quelqu’un à blâmer. Et si ce quelqu’un se trouve être parfaitement anonyme et introuvable, c’est encore mieux.
Tout d’un coup, les «&amp;nbsp;spéculateurs&amp;nbsp;» commencent à jouer le même rôle, dans le domaine économique, qu’Al-Qaïda dans celui de la politique internationale. En réalité, tous les banquiers et capitalistes sont des spéculateurs. Et ils sont bien obligés de l’être, car le système capitaliste repose sur la spéculation. Il repose également sur la cupidité. Nier la cupidité, c’est nier les mécanismes de l’économie de marché, qui reposent sur la soif de profit. En dernière analyse, c’est la soif de profit qui est le moteur du capitalisme, il en est ainsi depuis ses origines. Ah, oui, mais les capitalistes sont devenus trop cupides&amp;nbsp;! Ils gagnent trop d’argent&amp;nbsp;! C’est ce qu’écrit David Walker, président de la Fondation Peter G. Peterson&amp;nbsp;:
«&amp;nbsp;Y a-t-il des leçons à tirer de la crise des subprimes&amp;nbsp;? La réponse est oui. Les actions récentes ont été rendues nécessaires du fait de l’échec du gouvernement à établir une structure efficace de régulation des crédits, des produits dérivés et autres titres. La cupidité l’a emporté. Fannie Mae et Freddie Mac sont sortis de leur mission publique originelle pour se concentrer sur le profit et le gain personnel.&amp;nbsp;» (The Financial Times, le 22 septembre 2008)
C’est parfaitement exact. Alors que les travailleurs ne touchent une prime qu’en fonction des résultats, les patrons se payent des sommes obscènes quels que soient les résultats. Ces faits sont bien connus. Pendant des années, les travailleurs ont grincé des dents face aux injustices et aux inégalités. Mais puisque l’économie allait de l’avant, puisque le marché semblait profiter à tout le monde (quoique très inégalement), puisque la presse et la télévision chantaient en cœur sa gloire, et puisque les politiciens de tous les partis allaient dans le même sens – les travailleurs ont accepté l’argument selon lequel «&amp;nbsp;ce qui est bon pour les patrons est bon pour nous ».
«&amp;nbsp;Économie concentrée&amp;nbsp;»
Lénine remarquait que la politique est de l’économie concentrée. La crise économique qui balaye le monde a de très sérieux effets sur la psychologie de toutes les classes, à commencer par les capitalistes eux-mêmes. Lorsque que le capitalisme allait de l’avant, la pression des idées bourgeoises sur la classe ouvrière et ses organisations redoublait d’intensité. En Grande-Bretagne, il n’y a pas eu de sérieuse récession depuis plus de deux décennies. Par conséquent, les arguments des politiciens et des économistes bourgeois (qui travaillent main dans la main) sur les vertus miraculeuses du «&amp;nbsp;libre marché&amp;nbsp;» ont trouvé un écho dans la classe ouvrière elle-même, et tout particulièrement dans sa direction.
C’était la base matérielle de la dégénérescence complète des dirigeants de la social-démocratie, des partis «&amp;nbsp;communistes&amp;nbsp;» et des syndicats. En Grande-Bretagne, qui était à l’avant-garde de la réaction capitaliste pendant des décennies, ce fut le terreau sur lequel le «&amp;nbsp;New Labour&amp;nbsp;» a fleuri, sous la direction du Révérend Anthony Blair.
Pour les militants du mouvement ouvrier, cette période semblait un cauchemar sans fin. Il semblait n’y avoir aucune limite à la dégénérescence des dirigeants des organisations de masse, aucun abîme où ils ne soient capables de sombrer, aucun acte vil qu’ils ne soient capables d’accomplir pour satisfaire la classe dirigeante et, bien sûr, le Marché. Le découragement des militants a mené à l’apathie. Les organisations de masse traditionnelles se sont vidées de leurs militants, tout en se remplissant de carriéristes petit-bourgeois à la recherche d’un emploi ou d’une promotion. Cela a à son tour accentué le virage vers la droite de ces organisations, qui a renforcé les désillusions des travailleurs. C’était un cercle vicieux qui se nourrissait lui-même et a duré jusqu’à aujourd’hui. Mais désormais, les choses commencent à changer rapidement.
La conscience humaine est en général conservatrice. Les gens ont normalement peur du changement et s’accrochent à ce qui leur est familier. Les habitudes, la routine et les traditions pèsent lourdement sur la conscience des masses, qui est à la traîne des événements. Mais il y a des moments décisifs, dans l’histoire, où les événements s’accélèrent jusqu’au point critique où la conscience rattrape soudainement son retard. Nous sommes précisément en train de parvenir à un tel point critique.
Ce qui est vrai des nations industrialisées est encore plus vrai des pays sous-développés. En Asie, en Afrique et en Amérique latine, la population vivant sous le seuil de pauvreté augmente rapidement. Un rapport récemment publié par les Nations-Unies révèle qu’un enfant sur quatre y est sous-alimenté. Plus de 500 000 femmes meurent chaque année lors d’un accouchement ou suite à des complications liées à la grossesse. Un tiers de la population urbaine des pays sous-développés vit dans des bidonvilles. L’été dernier, un rapport de la Banque Inter-Américaine a prévenu que l’augmentation des prix allait plonger 26 millions de Latino-américains dans des conditions d’extrême pauvreté. Telle est la situation au terme d’une longue phase de croissance économique, à l’échelle mondiale. C’est ce que le capitalisme a de mieux à offrir. Mais qu’en sera-t-il dans les conditions d’une crise économique&amp;nbsp;?
Par conséquent, nous faisons face à un phénomène mondial qui est lourd d’implications révolutionnaires. La mondialisation se manifeste comme une crise mondiale du capitalisme.
Quelle est la solution&amp;nbsp;?
On nous explique que la crise actuelle est la conséquence d’un manque de régulation des risques excessifs qui ont été pris, dans le système financier, en particulier aux Etats-Unis. Ainsi, on nous dit «&amp;nbsp;qu’il faut s’assurer que cela ne se reproduise pas.&amp;nbsp;» Quelle ironie&amp;nbsp;! Ces trois dernières décennies, les économistes et politiciens bourgeois nous expliquaient précisément l’inverse, à savoir que toute forme de régulation était mauvaise pour les affaires et devait être éliminée (c’était particulièrement le cas du secteur financier).
Les déclarations sur la nécessité d’encadrer les «&amp;nbsp;bonus excessifs&amp;nbsp;» et de réguler les rémunérations des patrons ne sont que pure démagogie. Comment vont-ils accomplir pareils miracles&amp;nbsp;? Par quels mécanismes&amp;nbsp;? Les banquiers ont mille et un moyens de contourner toute régulation. Ils ont des comptabilités parallèles qui rendent impossible la découverte de leurs activités frauduleuses. Même le gouvernement américain recourt à ce type d’astuces pour cacher l’ampleur réelle de la dette publique.
L’idée de «&amp;nbsp;réguler&amp;nbsp;» les marchés boursiers est absurde. Pour que le marché puisse fonctionner, il faut que les gens puissent acheter et vendre des actions, et ils doivent le faire sur la base d’une estimation du cours à venir de l’action – montant ou descendant. L’idée qu’il n’est autorisé d’acheter des actions que lorsqu’elles augmentent est une évidente absurdité.
La conclusion est assez claire. Soit on a une économie de marché basée sur la course au profit, soit on a une économie nationalisée et planifiée. Mais le «&amp;nbsp;capitalisme régulé&amp;nbsp;» est une contradiction dans les termes.
Ce qu’il faut, c’est éliminer ces casinos grotesques qui décident du sort de millions de personnes, et remplacer l’anarchie capitaliste par une société rationnelle reposant sur une économie planifiée. On dit que les mesures prises par Bush et Brown constituent des nationalisations. Mais ces mesures n’ont rien en commun avec l’idée socialiste de nationalisation. Elles ne sont pas destinées à arracher le pouvoir économique des mains des parasites millionnaires qui constituent un obstacle monstrueux sur la voie du progrès social. Au contraire, elles représentent une tentative de protéger les intérêts de ces parasites en les subventionnant massivement – en puisant dans les poches des travailleurs et des classes moyennes.
Les marxistes sont radicalement opposés à ces mesures, qui n’ont rien à voir avec d’authentiques nationalisations, et relèvent d’une sorte de capitalisme d’Etat destiné à sauvegarder le système capitaliste. Elles mènent inévitablement à une concentration du capital, des licenciements massifs, des fermetures de banques, des crédits plus chers et autres mesures anti-sociales. L’Etat récompense les banquiers pour leurs activités néfastes. Il rachète toutes leurs pertes, puis dépense de vastes quantités d’argent des contribuables pour les rendre rentables, et lorsque c’est fait, il les revend aux banquiers, qui réalisent ainsi un coup double aux dépens de la société. Ceux-ci peuvent alors reprendre toutes leurs activités spéculatives, à nouveau.
Il faut arracher au secteur privé les principaux leviers de l’économie en nationalisant les banques, les compagnies d’assurance et les grandes entreprises – avec un minimum d’indemnisation, uniquement sur la base d’un besoin prouvé. Ce n’est que lorsque les forces productives seront sous le contrôle de la société qu’il sera possible d’établir un plan de production socialiste rationnel, où les décisions seront prises dans l’intérêt de la société, et non plus d’une poignée de riches parasites et de spéculateurs.
Telle est l’idée fondamentale du socialisme. C’est une idée qui, désormais, sera comprise et acceptée par des millions de gens qui, jusqu’alors, la considéraient irréaliste. Les gens qui manifestaient, devant Wall Street, contre le Plan Paulson, n’étaient pas socialistes. Il y a à peine 12 mois, ils auraient sans doute défendu l’économie de marché. Ils n’ont jamais lu Marx et se considèrent sans doute comme des Américains patriotes. Mais la vie enseigne, et dans de telles situations, les gens apprennent davantage en quelques jours que sur toute une vie. Aujourd’hui, les travailleurs des Etats-Unis apprennent rapidement. Et comme le disait Victor Hugo&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;Aucune armée n’est aussi puissante qu’une idée dont l’heure est venue.&amp;nbsp;»&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Alan Woods (26 septembre 2008)
Publication&amp;nbsp;: lundi 6 octobre 2008&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Bolivie : après le référendum du 10 août, il faut aller de l’avant !</title>
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    <pubDate>Sat, 23 Aug 2008 19:56:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>MARCOTXO</dc:creator>
            
    <description>&lt;p&gt;Si l’on en croit les grands médias capitalistes, le référendum révocatoire qui s’est tenu en Bolivie, le 10 août, aurait produit un résultat contradictoire. Le Président Evo Morales et le vice-président García Linera ont été ratifiés par 67,5% des suffrages – contre 57,3% lors des élections de 2005. De même, à Oruro et Potosi, les deux préfets (gouverneurs départementaux) du MAS, le parti de Morales, ont été ratifiés. Mais en même temps, quatre des six préfets de l’opposition ont été ratifiés à une nette majorité. Donc, qui a gagné, et qui a perdu&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Tout d’abord, regardons les résultats définitifs – et non seulement les résultats «&amp;nbsp;sortis des urnes », sur lesquels les médias capitalistes se sont appuyé et qui sous-évaluent l’ampleur de la victoire de Morales.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;A l’échelle nationale, les résultats concernant Morales et le vice-président sont les suivants&amp;nbsp;: plus de 2 millions de personnes ont demandé à ce qu’ils poursuivent leur mandat, soit près d’un demi-million de plus que lors des élections de 2005. Cela représente plus des 2/3 des suffrages. Dans tous les départements du pays, le vote pour Morales a augmenté par rapport à 2005 – et dans plusieurs cas d’une façon très nette. Sa part des suffrages, par rapport à 2005, est passée de 66,6 à 82,6% à La Paz (qui concentre un tiers de la population du pays), de 62,5 à 82,9% à Oruro, de 57,8 à 83,9% à Potosi, de 64,8 à 70,9% à Cochabamba, et de 54,1 à 56,8% à Chuquisaca.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ainsi, Morales a remporté une victoire nette dans 5 des 9 départements du pays – qui plus est parmi les plus peuplés. Viennent ensuite les 4 départements de l’Est du pays, où l’oligarchie contre-révolutionnaire a concentré ses forces, et où elle est parvenue à gagner une base de soutien par une propagande démagogique sur le thème de l’autonomie régionale. Mais malgré cela, dans tous ces départements, Morales a augmenté sa part des suffrages. A Pando, il l’emporte avec 52,2% des voix, contre 20% pour le MAS en 2005. A Tarija, les voix «&amp;nbsp;pour&amp;nbsp;» et «&amp;nbsp;contre&amp;nbsp;» arrivent pratiquement à égalité&amp;nbsp;: 66 645 pour Morales et 67 102 contre, soit à peine 457 voix d’écart. A Beni, Morales perd par 42,3% contre 57,6%, mais cela représente quand même une très nette progression comparé aux 16,9% de voix pour le MAS en 2005. L’opposition y a perdu 50% de ses voix de 2005.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Venons-en finalement à Santa Cruz. C’est le principal bastion de l’oligarchie. Le maire et le préfet y ont constitué une alliance très étroite avec les principaux propriétaires terriens (organisés dans le Comité Civique), les banquiers et les industriels – qui, avec l’aide de Washington, organisent les bandes armées fascistes de l’Union Juvenil Cruceñista (UJC). Ces derniers ont attaqué les bureaux du MAS, intimidé les militants du MAS et d’autres organisations de gauche, physiquement empêché l’avion du président Morales d’atterrir à l’aéroport et publiquement appelé l’armée à renverser le président. Or, malgré ce climat d’intimidation, malgré la «&amp;nbsp;surveillance&amp;nbsp;» des bureaux de vote par les bandes armées de l’UJC (avec l’aide et la complicité de la police locale et régionale), Evo Morales a recueilli 39,4% des suffrages. Et ce ne sont là que des résultats provisoires, puisqu’à l’heure où ces lignes sont écrites, 15% des votes de ce département n’ont pas été dépouillés, principalement dans des secteurs favorables au MAS, comme par exemple Ñuflo de Chávez. Dépasser plus de 40% des suffrages serait une grande victoire, dans ce département, comparé aux 33% de 2005 – et compte tenu du climat de peur et d’intimidation.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ces résultats dans ces départements de Bolivie sont d’autant plus significatifs qu’ils sont officiellement annoncés par les Cours Electorales Départementales, lesquelles sont complètement contrôlées par l’oligarchie et sont en conflit ouvert avec le gouvernement central.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ces résultats réfutent également le mythe d’un «&amp;nbsp;soutien écrasant&amp;nbsp;» aux «&amp;nbsp;référendums autonomistes&amp;nbsp;» organisés par l’oligarchie, le 4 mai dernier, à Santa Cruz, Beni, Pando et Tarija. Lorsque l’oligarchie rapporte les résultats du 4 mai (respectivement 85,6%, 79%, 81% et 78,7% «&amp;nbsp;pour l’autonomie »), elle «&amp;nbsp;oublie&amp;nbsp;» de mentionner l’abstention massive qui a marqué ces référendums illégaux et inconstitutionnels.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Pour en revenir au scrutin du 10 août, il concernait également 8 des 9 préfets du pays. Et là encore, la droite a subi une nouvelle défaite, en perdant La Paz et Cochabamba, dont les préfets ont été révoqués à une très large majorité (64,4% et 64,8%). A Oruro, le préfet du MAS ne l’a emporté que de peu, ce qui est un vote de protestation contre la répression gouvernementale qui a frappé une grève de mineurs, dont deux sont morts. Le préfet du MAS de Potosi a, quant à lui, obtenu 78% des suffrages. Ceci dit, les préfets contre-révolutionnaires de Santa Cruz (67%, résultats partiels), Pando (56%), Beni (64%) et Tarija (58%) ont également été ratifiés.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Les médias capitalistes, en Bolivie et ailleurs, parlent tous d’un «&amp;nbsp;pays divisé&amp;nbsp;» qui ne peut être réunifié que par la négociation et la conciliation. Or, la réalité qu’illustrent les résultats du 10 août est toute autre. Les hautes terres et le centre du pays soutiennent massivement la perspective d’une transformation révolutionnaire du pays – alors que l’Est de la Bolivie est divisé, l’oligarchie ayant réussi à consolider le soutien des classes moyennes des villes.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Ces résultats montrent le soutien énorme et croissant dont bénéficie Morales, qui a placé la question du changement de la Bolivie au centre d’une campagne extrêmement polarisée. Quelques jours avant le scrutin, et pour la première fois, Morales a parlé de socialisme. Il a déclaré avoir lu un sondage établissant qu’une majorité de Boliviens étaient favorables au socialisme. Morales a commenté ainsi ce sondage&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;si le peuple bolivien demande le socialisme, nous allons avancer vers le socialisme ».&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Malgré toutes les vacillations du gouvernement, ces deux dernières années, l’instinct révolutionnaire des masses boliviennes est toujours vivant. Comme nous l’avons expliqué précédemment, les travailleurs et les paysans ont massivement répondu aux référendums illégaux et réactionnaires du 4 mai, ce qui a une fois de plus modifié le rapport de forces, dans le pays. Cela s’est reflété dans les résultats du scrutin du 10 août.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Dans la lutte électorale du 10 août dernier, la volonté des masses était claire&amp;nbsp;: «&amp;nbsp;d’abord on remporte cette bataille – puis on nettoiera notre propre maison pour aller de l’avant.&amp;nbsp;» Immédiatement après le référendum, la puissante Confédération Unitaire des Travailleurs Agricoles de Bolivie (CSUTCB), qui avait clairement appelé à ratifier Morales, a publié un communiqué demandant le remplacement de la Ministre de l’agriculture, Susana Rivero, par quelqu’un de plus fermement déterminé à mettre en œuvre la réforme agraire. Quant à l’immense foule venue écouter le discours de victoire d’Evo Morales, à La Paz, elle criait «&amp;nbsp;Mano dura&amp;nbsp;! Mano dura&amp;nbsp;! » («&amp;nbsp;Une main ferme&amp;nbsp;! »).&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Offensive contre l’oligarchie… ou conciliation&amp;nbsp;?&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Cependant, une fois de plus, au lieu de s’appuyer sur la démonstration de force du 10 août pour lancer une offensive contre l’oligarchie, Evo Morales a insisté, dans son discours de victoire, sur «&amp;nbsp;l’unité nationale&amp;nbsp;» et la nécessité de discuter avec les préfets d’opposition pour concilier la nouvelle constitution qui est proposée avec les «&amp;nbsp;statuts&amp;nbsp;» d’autonomie «&amp;nbsp;adoptés&amp;nbsp;» lors des référendums illégaux du 4 mai.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Une telle politique est suicidaire. De fait, elle renforce l’oligarchie des régions concernées. Même affaiblie par les résultats du référendum, l’oligarchie n’est pas disposée à trouver un compromis. Ce qu’elle veut est très clair&amp;nbsp;: le renversement d’Evo Morales et du gouvernement du MAS, qu’elle considère comme le représentant du mouvement de masse des travailleurs et des paysans qui se sont soulevés en 2003 et 2005. Dès l’annonce des premiers résultats, Ruben Costas, le préfet de Santa Cruz, a déclaré que le vote avait «&amp;nbsp;confirmé la mise en œuvre de l’autonomie décidée le 4 mai dernier ». Puis il est passé à l’offensive en annonçant la création d’une «&amp;nbsp;agence fiscale autonome&amp;nbsp;» et de «&amp;nbsp;nos propres forces de sécurité, de façon à faire appliquer les lois départementales ». Il a également rejeté toute rencontre avec des représentants du gouvernement national. Les autres préfets d’opposition ont adopté un ton plus conciliant, en acceptant l’idée d’une rencontre avec le gouvernement – mais ils ont ensuite refusé la date proposée par ce dernier.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La vérité, c’est que ce conflit ne pourra pas être résolu par la seule voie parlementaire. C’est un conflit entre les intérêts des grands propriétaires terriens et ceux des masses paysannes, entre les intérêts des capitalistes et ceux des travailleurs, entre la volonté du peuple bolivien de contrôler les ressources naturelles et la soif de profit des multinationales. Des intérêts de classe fondamentaux s’affrontent, et toute l’histoire montre que la classe dirigeante n’abandonnera pas ses pouvoirs économiques et politiques sans une lutte acharnée, au cours de laquelle elle utilisera tous les moyens à sa disposition. Cette loi historique est confirmée par les événements des derniers mois et des dernières années, en Bolivie, et par l’expérience de la révolution vénézuélienne.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La classe dirigeante n’a pas hésité à armer des bandes fascistes (qui, parties de Santa Cruz, commencent à gagner d’autres régions). Elle n’a pas hésité à briser sa propre légalité bourgeoise en organisant des référendums anti-constitutionnels&amp;nbsp;; à utiliser la force brute pour empêcher le président démocratiquement élu d’atterrir, en avion, dans l’un des départements du pays&amp;nbsp;; à utiliser des méthodes terroristes pour attaquer les bureaux et des ministres du MAS&amp;nbsp;; à recourir au sabotage économique pour déstabiliser le gouvernement&amp;nbsp;; et finalement à en appeler publiquement et ouvertement à un coup d’Etat.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le problème, c’est que malgré tout le courage et toute la détermination des masses boliviennes, leur direction n’a pas été à la hauteur de la tâche. D’un côté, une section de la direction du MAS – en particulier autour du vice-président Garcia Linera – ne démord pas de l’idée de construire un «&amp;nbsp;capitalisme andin ». Et ces gens combinent cette idée utopique avec une foi quasi-religieuse dans la légalité parlementaire, comme si l’oligarchie pouvait être battue dans les urnes seulement. Ils cherchent à s’appuyer sur de subtiles combinaisons légales plutôt que sur le mouvement de masse qui les a portés au pouvoir. Ce faisant, ils ont permis à l’oligarchie de regrouper ses forces.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;D’un autre côté, la direction de la Centrale Ouvrière Bolivienne (COB, la plus grande structure syndicale) n’a cessé d’osciller entre une posture ultra-gauchiste – Jaime Solares ayant appelé au boycott des élections de 2005 et avancé le mot d’ordre «&amp;nbsp;ni avec Evo, ni avec l’opposition&amp;nbsp;» lors du référendum révocatoire – et une adaptation opportuniste à l’aile droite du MAS.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Le jour du référendum révocatoire, le gouvernement a trouvé un accord avec la COB, qui a mis un terme à la grève générale qu’elle avait organisée. Le gouvernement a accepté de prendre en charge le Fonds de Retraite (jusqu’alors contrôlé par des banquiers espagnols et suisses), et d’abroger une loi de 1996 qui privatisait de facto le système de retraites. Mais cette victoire du mouvement ouvrier a été payée au prix fort&amp;nbsp;: deux mineurs ont été tués dans des affrontements avec la police que le gouvernement Morales avait mobilisée.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Au lieu d’appeler à une grève générale contre le gouvernement Morales, au moment précis où les capitalistes et les impérialistes lancent une offensive majeure contre lui, les dirigeants de la COB auraient dû mobiliser les masses contre l’oligarchie – tout en exigeant du gouvernement Morales un tournant décisif vers la gauche, l’élimination des éléments capitalistes et droitiers du gouvernement et l’application de «&amp;nbsp;l’Agenda d’Octobre », c’est-à-dire des revendications qui ont mobilisé des centaines de milliers de travailleurs et paysans lors des insurrections de 2003 et 2005.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Cela devrait s’accompagner d’une campagne sérieuse pour organiser des assemblées populaires et des comités d’action dans chaque usine, chaque quartier et chaque village, de façon à riposter à l’offensive de l’oligarchie et mettre en œuvre le programme d’expropriation des terres et de nationalisation de l’industrie et des ressources naturelles sous contrôle ouvrier.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;En dernière analyse, le conflit qui divise la Bolivie n’est pas régional ou ethnique&amp;nbsp;: c’est un conflit entre des intérêts de classe irréconciliables, qui ne pourra se résoudre que dans la rue, dans la lutte des forces vivantes. Son issue dépend entièrement du niveau d’organisation des travailleurs et paysans boliviens – et de la qualité de leur direction.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;La guerre de l’eau à Cochabamba, les insurrections de février et octobre 2003, l’insurrection de mai-juin 2005, l’élection de Morales en décembre 2005, la lutte contre le préfet de Cochabamba en janvier 2007, le mouvement de masse contre le référendum autonomiste de Santa Cruz en mai 2008, la récente mobilisation du référendum révocatoire – toutes ces mobilisations illustrent que les masses sont prêtes et déterminées à se battre. La seule chose qui a empêché les travailleurs et les paysans boliviens de prendre le pouvoir, c’est l’absence d’une direction déterminée à mener la révolution à son terme. La construction d’une telle direction est désormais la tâche la plus urgente. Il n’y a pas de temps à perdre.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Jorge Martin, le 13 août 2008  (sur le site de La Riposte, voir liens)&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Barbarie, civilisation et conception marxiste de l'histoire</title>
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    <pubDate>Sat, 23 Aug 2008 19:46:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>MARCOTXO</dc:creator>
            
    <description>    &lt;p&gt;On est face à un terrible paradoxe&amp;nbsp;: Plus l'humanité développe de forces productives, plus il y a d'avancées technologiques et scientifiques et plus la majorité de la population mondiale subit l'opression, la famine, les souffrances et la misère ...
La société est en perpétuelle évolution. La science de l'histoire tente de cataloguer ces changements et de les comprendre. Mais quelles sont les lois qui gouvernent les évolutions historiques&amp;nbsp;? Les marxistes doivent assimiler le matérialisme dialectique et historique qui est la conception scientifique de l'histoire.
Voir le dossier &quot;La barbarie, la civilisation, et la conception marxiste de l'histoire&quot; sur ce lien&amp;nbsp;:
http://www.lariposte.com/La-barbarie-la-civilisation-et-la-conception-213.html&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Enseignements du congrès du PRC, en Italie pour les communistes Français</title>
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    <pubDate>Tue, 12 Aug 2008 16:13:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>MARCOTXO</dc:creator>
            
    <description>&lt;p&gt;Fin juillet, le Parti de la Refondation Communiste (PRC), en Italie, a tenu son congrès national. Il s’est soldé par la défaite des dirigeants – Bertinotti, Vendola, etc. – qui défendaient la perspective d’une dissolution du PRC dans une nouvelle formation de gauche ouvertement réformiste. Avec 52% des suffrages militants, la nouvelle majorité du PRC a rassemblé les partisans des quatre «&amp;nbsp;plates-formes&amp;nbsp;» opposées au liquidationnisme de Bertinotti.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Intervention de Claudio Belloti, rédacteur en chef du journal marxiste Falce Martello (Faucille et marteau) et membre de l’exécutif du PRC Italien&amp;nbsp;:&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;«&amp;nbsp;Il y a de très grandes similitudes entre le PCF et le PRC. Tous deux ont connu une longue crise politique, organisationnelle et électorale. Comme en Italie, le PCF a payé au prix fort les contre-réformes et les privatisations des gouvernements de gauche, ces 30 dernières années. C’est quasiment une loi générale&amp;nbsp;: les partis les plus à gauche, sur lesquels la couche la plus consciente de la classe ouvrière place ses espoirs, sont toujours les plus durement sanctionnés lorsque ces espoirs sont déçus.Il y a également une crise idéologique des partis communistes, dans le monde entier. Il faut mener une lutte implacable contre l’idée d’abandonner le communisme et de liquider les partis communistes. Il ne s’agit pas de simplement sauvegarder les partis communistes sur le plan organisationnel. Il faut aussi renouer avec les meilleures traditions du marxisme et de la lutte des classes, qui ont été enterrées pendant de nombreuses années. Après la longue dérive droitière du PCF et du PRC, le congrès du PRC doit montrer aux camarades français qu’il peut y avoir aussi des virages à gauche. Or, de tels virages sont un facteur important pour un virage à gauche dans la société et la classe ouvrière elles-mêmes. La jeunesse et les travailleurs cherchent désespérément un point de référence et un outil fiable pour défendre leurs conditions de vie et construire une alternative au système capitaliste. En France comme en Italie, les partis communistes peuvent et doivent jouer ce rôle&amp;nbsp;! »&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Voir l'article complet sur le site de La Riposte http://www.lariposte.com/Le-congres-du-PRC-en-Italie-Interview-de-Claudio-1063.html&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Le Conseil d'analyses économique juge le SMIC trop élevé</title>
    <link>http://revolution.gauchepopulaire.fr/index.php/post/2008/07/27/Le-Conseil-danalyses-economique-juge-le-SMIC-trop-eleve</link>
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    <pubDate>Sun, 27 Jul 2008 18:32:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>MARCOTXO</dc:creator>
            
    <description>&lt;p&gt;Salaire . Le Conseil d’analyse économique juge le SMIC trop élevé et propose de revoir à la baisse sa revalorisation annuelle.&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Limiter les augmentations des salariés au SMIC, pour lutter contre la pauvreté. Le postulat est absurde, mais il n’en est pas moins avancé par trois sérieux économistes du Conseil d’analyse économique (CAE), qui ont remis hier au gouvernement un rapport préconisant une «&amp;nbsp;réforme&amp;nbsp;» du dispositif actuel de salaire minimum. Intitulé «&amp;nbsp;Salaire minimum et bas revenus&amp;nbsp;: comment concilier justice sociale et efficacité économique », le rapport, dont une version provisoire circule sur Internet depuis mars, affiche pour objectif la lutte contre la pauvreté. Mais son objet principal - sous forme de plaidoyer très patronal - est une attaque en règle contre le SMIC, jugé trop contraignant, trop uniforme, et qui même contribuerait par son niveau trop élevé à l’exclusion des jeunes du marché du travail&amp;nbsp;!&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;S’appuyant sur l’exemple de pays étrangers n’ayant pas de salaire minimum légal, le rapport affirme ainsi que le SMIC n’a pas de «&amp;nbsp;justification convaincante lorsqu’il est possible d’utiliser des taxes et des prestations sociales ». Autrement dit, les salaires doivent être fixés par la négociation collective, et c’est à l’État, au travers de sa politique fiscale et sociale, de payer pour limiter les dégâts de la pauvreté provoqués par les bas salaires. Les auteurs saluent ainsi le projet de revenu de solidarité active (RSA), sorte de subvention aux bas salaires, défendu par Martin Hirsch. Pour MM. Cahuc, Cette et Zylberberg, la remise en question du SMIC se justifierait parce que le salaire minimum ne protège pas contre la pauvreté.&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;Ainsi, il serait selon eux «&amp;nbsp;symptomatique qu’il n’y ait pas eu de baisse significative du taux de pauvreté en France depuis une douzaine d’années malgré la hausse importante du SMIC ». Un argument spécieux, puisque le taux de pauvreté aurait probablement explosé si le SMIC n’avait pas joué son rôle de filet de sécurité.&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;une revalorisation fixée par le parlement&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;Les auteurs sont toutefois assez prudents pour ne pas exiger ouvertement la suppression pure et simple du SMIC, mais simplement un «&amp;nbsp;changement profond&amp;nbsp;» de ses règles de revalorisation annuelle, afin de limiter son augmentation. Depuis 1970, le SMIC est revalorisé chaque 1er juillet selon des règles précises&amp;nbsp;: la hausse intègre d’une part l’inflation, d’autre part la moitié des gains de pouvoir d’achat du salaire horaire de base ouvrier (SHBO). Le Code du travail prévoit en outre la possibilité pour le gouvernement d’y ajouter une hausse librement choisie, traditionnellement qualifiée de «&amp;nbsp;coup de pouce&amp;nbsp;» du fait de sa modération…&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;Les auteurs du rapport proposent que la revalorisation du SMIC, qui interviendrait le 1er janvier, soit fixée chaque année par le Parlement dans le cadre de la loi de finances. Au cours de l’année, une augmentation automatique pourrait se produire si l’inflation dépasse de 2 % l’augmentation ainsi décidée, mais le lien avec la progression du salaire ouvrier et les «&amp;nbsp;coups de pouce&amp;nbsp;» (qui ont représenté 60 % des hausses depuis 1970) disparaîtraient. Au total, la hausse serait donc bien moindre qu’avec le système actuel.&lt;/p&gt;



&lt;p&gt;Le rapport va au-delà du projet de loi «&amp;nbsp;en faveur des revenus du travail&amp;nbsp;» présenté hier en Conseil des ministres par le ministre du Travail Xavier Bertrand, projet qui sera soumis au Parlement à l’automne. Celui-ci prévoit d’avancer au 1er janvier la date de revalorisation annuelle du SMIC, de créer cette commission «&amp;nbsp;indépendante d’experts », mais ne remet pas en cause les règles de revalorisation.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Fanny Doumayrou:  L'HUMANITE&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Dans ma ville d'Hendaye, deux enfants sont en prison</title>
    <link>http://revolution.gauchepopulaire.fr/index.php/post/2008/07/24/DANS-MA-VILLE-DHENDAYE-DEUX-ENFANTS-SONT-EN-PRISON</link>
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    <pubDate>Thu, 24 Jul 2008 09:25:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>MARCOTXO</dc:creator>
            
    <description>&lt;p&gt;Chers camarades,&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Nous apprenons  que la famille d'Albanais retenue avec ses enfants au centre de rétention d'Hendaye a été remise pour l'instant en liberté. Je m'apprêtais à vous envoyer un petit texte qui voulait résumer notre ressenti. Même s'il n'est pas d'actualité en ce qui les concerne, je vous l'envoie. Quand même, cela se reproduit tous les jours.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;De Marie Carmen Naçabal, section de Hendaye du PCF&lt;/p&gt;    &lt;p&gt;Vendredi 17 juillet&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Alertés par la Fédération du Parti communiste francais, notre section d'Hendaye décide de rendre visite, par l'intermédiaire de Nicole Marty et de moi-même, à la famille Kuka  arrêtée la veille à l'aube, à son domicile de Billère, et enfermée au centre de rétention d`Hendaye.
Nous nous rendons donc dès le  matin à la prison qui ne porte pas son nom mais bien des barreaux aux fenêtres et qui inaugure ce jour-là sa première détention ...d'enfants. Anisa, 7 ans, et son petit frère Arcelio, 5 ans, sont en effet détenus avec leurs parents. Mais bon, ces enfants-là ne pouvant être que de dangereux terroristes mettant la sécurité de notre pays en danger, n'est-ce-pas? S'ensuit donc une fouille des quelques cadeaux que nous apportons, fouille  des sacs à main, abandon du portable, passage au radar. Le petit Arcelio &quot;fêtant&quot; ces cinq ans ce jour-là, les bougies qui accompagnent le gâteau nous sont confisquées, &quot;trop dangereux&quot; nous dit-on. Oui, bien sûr, les détecteurs de fumée...
Cette famille que nous ne connaissions pas, &quot;des étrangers et nos frères pourtant&quot; avait dit Aragon à une terrible époque, se montre touchée par les marques de solidarité. Quelques mots, quelques instants d'humanité, et nous les laissons à leur famille qui leur rend visite en même temps que nous. Rendez-vous au Tribunal de Grande instance l'après-midi.&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Vendredi après-midi
•
•	De nombreuses personnes venues de tout le département attendent devant le Tribunal, certaines depuis deux heures auparavant, et parmi elles de nombreux militants du Parti communiste francais du Béarn, de la Côte et de l'intérieur du Pays Basque. Et cela malgré les nombreuses absences en ce mois de juillet et la rapidité de la mobilisation.
•	La salle est comble, certains doivent rester debout.
•	Le cas devait être examiné à 14h, puis à 12h45, puis de nouveau contrordre, c'est à 14h.Nous préférons arriver  tòt, et enfin nous comprenons: la famille Kuka ayant été enfermée le 16 juillet à 12h 45, la rétention ne pouvant aller au-delà de 48 heures sans décision du juge, il était impératif pour les autorités de commencer le jugement à 12h 45, au-delà de quoi la rétention devenait illégale. La séance commence pourtant bien après, à 14h 25. L'avocate de la famille, maître Laurence Hardouin, fait consigner l'horaire. Mais qu'à cela ne tienne!  La décision semble déjà prise malgré plusieurs heures de débat: les Kuka et leurs enfants resteront en détention! Oh pardon: en &quot;rétention&quot;.
•	Mais au-delà du vice de procédure, au-delà de l'excellente plaidoirie de l'avocate qui a démontré combien cette famille est appréciée et intégrée dans l'agglomération de Pau, comment ces enfants réussissent à l'école, au.delà de toutes les questions légales ou pas, que devient l'humain dans cette politique des quotas d'étrangers (quelle horrible expression), dans cette Europe des barbelés et de la directive &quot;retour&quot;? Devant nous, je n'ai vu qu'un homme et une femme qui ne demandent qu'à vivre normalement avec leurs enfants, à s'intégrer par le travail et l'école, comme cela a été le cas pour beaucoup d'entre nous ou de nos parents et grands-parents. En quoi leur présence sur le sol francais peut-il déranger qui ou quoi que ce soit?
•	Depuis vendredi, quand je vois des enfants sur la plage, je ne peux m'empêcher de penser à ces deux enfants que je ne connaissais pas il y a quelques jours encore, des enfants en prison. C'est insupportable.
•	Je ne peux m'empêcher de penser à ces mots que certains attribuent au dramaturge communiste allemand Bertolt Brecht et d'autres au pasteur protestant allemand Martin Niemöller:
•	&quot;Quand ils sont venus chercher les communistes, je n'ai rien dit.
•	Je ne suis pas communiste.
•	Quand ils sont venus chercher les syndicalistes, je n'ai rien dit.
•	Je ne suis pas syndicaliste.
•	...Quand ils sont venus chercher les Juifs, je n'ai rien dit.
•	Je ne suis pas juif.
•	Mais quand ils sont venus me chercher,
•	Il ne restait plus personne pour protester.&quot;
C' était à une sombre èpoque de notre histoire.&lt;/p&gt;


&lt;pre&gt;Amitiés. Marie Carmen et Nicole.&lt;/pre&gt;</description>
    
    
    
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    <title>Le capitalisme du xxIème siècle</title>
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    <pubDate>Thu, 24 Jul 2008 09:03:00 +0200</pubDate>
    <dc:creator>MARCOTXO</dc:creator>
            
    <description>    &lt;p&gt;&quot;On assiste à une crise alimentaire car on ne produit pas en vue du bien-être de l'humanité mais en fonction du marché, de la spéculation, et de la rentabilité des grands producteurs et distributeurs d'aliments&quot;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;&quot;Dans la partie la plus pauvre de la planète, des millions d'êtres humains meurent de faim tous les ans. Dans la partie la plus riche, on gâche des millions de dollars pour combattre l'obésité&quot;&lt;/p&gt;


&lt;p&gt;Evo Morales Ayma, Président de la République de Bolivie&lt;/p&gt;</description>
    
    
    
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